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Courbet, le réalisme et son corps                     Courbet, le réalisme et son corps
Sources (*) : Courbet se montre vivant               Courbet se montre vivant
Michael Fried - "Le réalisme de Courbet, Esthétique et origines de la peinture moderne, tome 2", Ed : Gallimard, 1993, p177

 

Les Baigneuses (Gustave Courbet, 1853) -

Dans "Les Baigneuses" de Courbet, tout se passe comme si le peintre-spectateur voyait la toile de l'autre côté, tandis que nous n'en voyons que l'envers

   
   
   
                 
                       

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On peut comparer ce tableau avec Les Cribleuses de blé , peint un an plus tard. La baigneuse debout est dans une position analogue à celle de la cribleuse agenouillée; et tandis que le petit garçon regarde dans le tarare, la seconde baigneuse regarde la première avec un air d'étonnement et d'admiration. Que voit-elle? Peut-être le corps somptueux de sa compagne, vu de face. A nous, la Baigneuse ne montre que ses fesses et se dissimule non sans pudeur. Si l'on néglige le spectateur que nous sommes et qui n'aperçoit le corps généreux que de dos, et si l'on admet que la principale spectatrice, qui représente aussi le peintre, est la jeune femme assise et pas encore déshabillée, alors le point de vue privilégié par cette toile viendrait du fond du chemin. Cette inversion contribuerait à expliquer la gêne que nous éprouvons. Nous sommes invités à pénétrer dans cette peinture qui nous ignore et ne nous regarde qu'avec des fesses plantureuses. Que dire d'un tableau qui montre son derrière au spectateur réel, et ne dévoile ses charmes qu'à un spectateur virtuel, mais absent?

 

 

Au Salon de 1853, ce tableau a fait scandale. On lui a reproché ces chairs, ces plis, ces boursufflures plus laides que belles, ces pieds sales, cette absence de grâce. Pour Courbet, c'était de l'ironie, mais pour le spectateur moyen, c'était de la vanité et/ou de l'indécence - ce qui n'a pas empêché Alfred Bruyas de l'acquérir.

 

 

 


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