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Derrida, l'indemne                     Derrida, l'indemne
Sources (*) : Derrida, la traduction               Derrida, la traduction
Jacques Derrida - "Psyché, Inventions de l'autre (tome 1)", Ed : Galilée, 1987, p227

 

Ne pas toucher l'original (Iphianassa Dentyar, 2010) -

Ecrire dans la mouvance derridienne

"On ne peut pas toucher à l'original"; il faut cet axiome - qui garantit la pureté de l'original - pour interpréter, déplacer, traduire et inventer

Ecrire dans la mouvance derridienne
   
   
   
L'oeuvre intacte, et contaminée L'oeuvre intacte, et contaminée
Derrida, renvois, citations               Derrida, renvois, citations  
                       

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Walter Benjamin exclut la possibilité d'une traduction de la traduction. On ne peut traduire qu'à partir de l'original. En effet, seul l'original contient le noyau, non traductible, sur lequel s'oriente le travail du vrai traducteur. Ce noyau est intouchable, intransmissible, incommunicable. De plus, c'est seulement dans l'original que la teneur du texte et le langage forment une étroite unité, serrée, stricte, adhérente, "comme celle du fruit et de l'enveloppe". Le traducteur s'oriente sur cet original qui doit rester intact, intouchable. Par lui il est fasciné, par lui se transmet la parole créatrice, par lui seulement le texte peut survivre. Si l'original peut se laisser ainsi traduire et retraduire, c'est parce qu'il y a en lui ce noyau inépuisable qui résiste à la traduction.

La position de Jacques Derrida par rapport à cet axiome benjaminien est double. D'une part, il y a de l'intouchable, de l'intraduisible, qui légitime et appelle la diversité des traductions. Mais d'autre part, il reproche à Benjamin de revenir aux oppositions contenu/langue, fond/forme, signifié/signifiant. L'original serait "naturel", par opposition à la traduction, "artificielle" (un schème classique de la philosophie). Le langage pur, authentique, s'opposerait à l'étranger, l'identique à soi s'opposerait à l'inadéquat. Mais le même Benjamin affirme que c'est le texte qui exige d'être traduit. Son corps nu demande à s'habiller, à s'entourer non pas d'un manteau, mais de plusieurs manteaux possibles, autant que de traducteurs. Si tous renvoient à la langue pure du texte, il n'y a pas de raison de privilégier l'un d'entre eux, pas même l'"original". D'ailleurs dans la loi française, la traduction est une oeuvre originale, protégée à ce titre par le droit d'auteur. On ne peut donc pas faire de distinction d'essence entre l'oeuvre et ses dérivés. Devant cette tension, Jacques Derrida avance la notion d'hymen qu'il avait déjà développée par ailleurs : un tissu qui, à la fois, unit et déchire.

 

 

 

 

 


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