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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

                     
                     
La sécurité humaine, ici                     La sécurité humaine, ici
Sources (*) : Marc Crépon               Marc Crépon
Marc Crépon - "La Culture de la peur - I. Démocratie, identité, sécurité", Ed : Galilée, 2008, p59

 

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Sur le Contemporain

[Il faut, ici et maintenant, faire passer la sécurité humaine avant la sûreté de l'Etat]

Sur le Contemporain
   
   
   
                 
                       

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Dans l'histoire moderne, la sécurité est l'affaire des appareils répressifs d'Etat. Cela valait pour les dictatures dont les organes, comme la Sécuritate (Roumanie) et le KGB (URSS), portaient la sécurité dans leur dénomination mais faisaient régner pour les citoyens la plus extrême insécurité. Cela vaut aussi pour les démocraties, où l'on entretient la confusion entre la sécurité de l'Etat et celle des individus. A partir de quel moment les appareils répressifs censés garantir la sécurité de tous se retournent contre elle? Le droit des Etats, ne l'oublions pas, est toujours fondé sur la violence (ou sur l'état d'exception). Chaque fois que le besoin d'être protégé contre telle ou telle menace (réelle ou fictive) ou la culture de la peur conduisent à de nouveaux réglements, contraintes, contrôles, etc..., le risque que la sûreté nationale prévale sur la sécurité des citoyens est grand. Alors les individus deviennent apathiques, indifférents et incrédules, ils perdent tout désir.

Pourtant la lutte contre les insécurités (guerres et violences, terrorisme, famine, pauvreté, catastrophes naturelles, pathologies endémiques, sous-emploi) est plus nécessaire que jamais. Le besoin de sécurité est irréductible. Toute la question est de faire en sorte que l'action soit orientée vers la sécurité humaine, et qu'elle ne soit pas instrumentalisée par des calculs politiques ou une volonté d'hégémonie (la "sûreté" nationale). Il faut pour cela, d'abord, respecter les droits de l'homme, en quelque circonstance que ce soit. Mais cela n'est pas suffisant. Pour faire reculer le seuil de tolérance, il faut aussi des mots, des mots différents pour chacun. La sécurité n'est pas la même pour tous, pas plus que la culture.

 

 

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Propositions

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L'objet de la sécurité humaine est de protéger le "noyau vital de toutes les vies humaines" tel que les individus se le donnent singulièrement, et y font face communément

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La culture de la peur est indissociable d'une culture de l'ennemi, qui ronge les démocraties

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La peur rend les individus apathiques, indifférents et incrédules, elle détruit leur désir, empêche toute singularisation et idiomatisation

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La culture transforme les idiomes singuliers en idiome commun; en devenant publique, elle se fait l'instrument du partage et de la désappropriation

 

 

 


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