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de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Derrida, Hegel                     Derrida, Hegel
Sources (*) : Derrida, le judaïsme               Derrida, le judaïsme
Jacques Derrida - "Glas", Ed : Galilée, 1974, pp51-53a

 

Tete de Gorgone sur un vase grec -

Glas, Hegel et les Juifs

Dans la lecture hegelienne du judaïsme, sa loi et ses coupures, on peut lire la structure conceptuelle de la castration

Glas, Hegel et les Juifs
   
   
   
Derrida, le phallus, phallocentrisme Derrida, le phallus, phallocentrisme
               
                       

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L'histoire du peuple juif commence quand Abraham quitte son pays, sa famille, son père et tout ce qu'il avait connu auparavant. Selon Hegel il ne se stabilisera nulle part, ne s'enracinera pas, restera toujours un étranger, un nomade sans demeure, sans lieu propre, cherchant la domination, en conflit avec la nature et incapable de se réconcilier avec elle. Ce peuple isolé, endogame, jaloux de son identité, restera indéfectiblement attaché à la coupure. Hegel croit le peuple juif inapte à la dialectique, incapable d'entrer dans la grande histoire de l'esprit qui conduit au savoir absolu. Mais il y a plus : il éprouve devant lui un sentiment d'horreur, un effroi. D'où vient-il? Selon la lecture de Jacques Derrida, de la castration. Le Juif coupe, il est coupant, il se coupe lui-même, il s'auto-castre par la circoncision (qu'on peut analyser comme une castration simulée). Abraham resta fermement attaché à sa séparation qu'il rendit voyante par une propriété corporelle qu'il s'impose à lui-même et imposa à ses descendants, explique Hegel. Cette négativité-là, cette finitude, ce retranchement dans l'attachement à un Dieu transcendant et exclusif, cette volonté de maîtrise qui tourne à l'esclavage absolu à l'égard de Dieu, tout cela est incompatible avec le procès de la vérité.

Cette particularité du caractère d'Abraham - de ne rien posséder, d'être prêt à tout laisser, tout abandonner, pour l'autre - on pourrait la considérer comme une qualité - et c'est bien ce qu'entend la tradition juive. Mais pour Hegel, c'est un défaut. Abraham n'est pas une personne désintéressée, comme cela semble pouvoir être déduit de son histoire, c'est quelqu'un qui abandonne sa famille. On pourrait aussi prendre ce trait de caractère pour une particularité personnelle. Ce n'est pas non plus ce que propose Hegel. Pour lui, ce défaut d'Abraham est généralisable à tous les juifs, il est généralisable au judaïsme en général, il confirme le caractère abstrait, maléfique, irrelevable, du cette tradition.

C'est Derrida qui introduit ce terme de castration, qui semble évidemment anachronique par rapport à la pensée de Hegel. La circoncision serait une castration symbolique (p51a). Si Abraham s'impose ce simulacre ou ce signe de la castration (p51a), s'il accepte de s'engager dans le sacrifice d'Isaac, c'est pour se couper de son fils. Le simulacre de castration est aussi (selon Hegel interprété par Derrida) un simulacre de sacrifice, et tous deux viennent "remplir le concept de castration" (p52a). Mais qu'est-ce qui autorise Derrida à utiliser ce mot qui ne se trouve nulle part chez Hegel? C'est le texte de Hegel, son articulation systématique, la façon dont il s'enchaîne, son style (p52a). Le sacrifice d'Isaac est interrompu, et la circoncision n'est qu'une feinte, un simulacre de castration. "La question est de l'ordre du concept. Il faut questionner l'ordre du concept ou bien encore questionner la forme de question qui s'ordonne à l'instance conceptuelle en général" (p53a). Si l'on comprend bien, en avançant le mot de castration, on ne dit rien d'autre que ce que Hegel disait lui-même. C'est Hegel qui renvoie à la Gorgone et son pouvoir pétrifiant, c'est lui qui fait de la séparation une sorte de clef.

 

 

Jacques Derrida intercale deux fois des textes de Freud dans son analyse de Hegel. La première fois, c'est Totem et Tabou (pp40-41), la deuxième fois, c'est La tête de Méduse (pp55-56). Dans les deux cas, c'est le concept de castration qui vient s'intercaler dans la dialectique, qui vient couper le raisonnement de Hegel.

 

 

 


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