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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

                     
                     
Le cogito cartésien                     Le cogito cartésien
Sources (*) :              
René Descartes - "Oeuvres", Ed : Pléiade - Gallimard, 1953, p148 - Discours de la méthode

 

Citation : premier precepte du Discours de la Methode -

René

["Je pense donc je suis" : une vérité si claire et si distincte, si ferme et si assurée, que les plus extravagantes suppositions des sceptiques ne peuvent l'ébranler]

   
   
   
                 
                       

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Dans la vie courante, il faut privilégier les compromis et choisir les vues les plus modérées. Mais pour ce qui concerne la recherche de la vérité, si l'on tient à ne retenir que ce qui est absolument indubitable, il faut s'appuyer sur les préceptes les plus fermes (voir ci-contre), et prendre le risque d'exposer des opinions qui risquent de ne pas être du goût de tout le monde.

Souvent, mes sens me trompent, et y compris pour les matières géométriques les plus simples, il m'arrive de commettre des erreurs de logique. Parfois aussi je rêve, sans savoir que je rêve. Or je cherche à établir un fondement assuré, clair et distinct, à partir duquel je puisse déduire d'autres propositions claires et distinctes. Il faut donc, dans un premier temps, que je décide de rejeter comme absolument faux tout ce pour quoi je pourrais éprouver le moindre doute . Mais alors, que me reste-t-il comme vérité? Uniquement celle-ci : si je pense, c'est que je suis, c'est que j'existe. Je ne peux me reposer ni sur mon imagination, ni sur mes sens, mais j'ai la certitude de penser. Confronté à des objets mouvants qui changent de forme, comme la cire, je peux exercer mon esprit, mon entendement.

Au raisonnement qu'il présente en 1637, dans le Discours de la Méthode, Descartes ajoute en 1641, dans les Méditations, la question du Malin Génie. Son doute est alors encore plus radical, encore plus hyperbolique. Que se passerait-il si un Dieu trompeur l'induisait systématiquement en erreur? Il suspendrait son jugement, il ne pourrait plus croire en rien, sauf en l'existence de son esprit. L'hypothèse du Malin Génie, comme celles de la folie ou du rêve, ne change pas sa décision. Même trompé, même fou, même endormi, il pense, donc il est. Sa substance c'est de penser. Elle n'a besoin pour être d'aucun lieu ni d'aucune chose matérielle.

Mais d'où viennent les idées claires et distinctes? Qu'est-ce qui pousse à rechercher la perfection? Qu'est-ce qui assure que les idées existent réellement? Ce ne peut être que Dieu.

 

 

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Propositions

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Si la source de vérité n'est pas un Dieu, mais un mauvais génie aussi trompeur que puissant, alors il ne me reste qu'à suspendre mon jugement pour qu'il ne puisse rien m'imposer

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Les choses que nous concevons fort clairement et fort distinctement, sont toutes vraies

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Je peux douter de tout, sauf de la proposition "Je suis, j'existe", qui est nécessairement vraie toutes les fois que je la prononce ou que je la conçois dans mon esprit

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Quand je conçois un objet, par exemple un morceau de cire, ce n'est pas par l'imagination, mais par une inspection de l'esprit ou de l'entendement

 

 

 


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