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Le cogito cartésien                     Le cogito cartésien
Sources (*) :              
René Descartes - "Oeuvres", Ed : Pléiade - Gallimard, 1953, p284 - Méditations

 

Clair et distinct (Antoine Gaillour, 2010) -

Les choses que nous concevons fort clairement et fort distinctement, sont toutes vraies

   
   
   
                 
                       

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Au départ je ne sais qu'une chose, c'est que je suis une chose qui pense, et que puisque je pense, je suis, j'existe. C'est tout? N'y a-t-il pas autre chose dont je puisse être certain? Ce que Descartes avance pour découvrir cet "autre chose" n'est pas un objet, ni une vérité, c'est une règle méthodologique. Cette règle, il la connaît déjà. Pourquoi croit-il en sa validité? Selon lui, elle ne provient pas d'un extérieur qui risque d'être trompeur (l'imagination, les sens), mais de l'intérieur (mon esprit, mon entendement) dont il est certain, de manière claire et distincte, qu'il ne trompe pas. En d'autres termes, la cause de la vérité n'est pas dans la perception, mais dans une idée, à condition que je réussisse à la concevoir clairement (l'idée-type est une vérité arithmétique, du genre : 2 + 3 = 5). Certes, j'envisage la possibilité qu'un Malin Génie me trompe, et que ce qui semble venir de mon esprit vienne en réalité d'ailleurs, mais cela n'affecte pas la validité de la règle. En effet, je peux démontrer que (1) Il y a un Dieu, et (2) Ce Dieu ne peut pas être trompeur. Comment? Eh bien, grâce à cette règle! Ainsi je pourrai enfin m'appuyer sur quelque chose, sur un fondement solide [mais n'y a-t-il pas là une circularité? Si le Dieu non trompeur implique la règle qui implique le Dieu non trompeur, est-ce que tout l'édifice ne prend pas le chemin de se mordre la queue?].

 

 

Une idée qui vient de mon esprit ne peut pas être fausse. Exemple : si j'ai l'idée d'une chimère, même si elle n'existe pas, j'en ai quand même l'idée, et cette idée, comme idée, est vraie. Il ne peut pas y avoir de fausseté pour les idées qui viennent de l'intérieur de mon esprit, car elles ne contiennent aucun jugement. Seules celles qui procèdent de quelque chose qui est hors de moi (un objet) peuvent être fausses.

 

 

 


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