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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

                     
                     
Husserl, l'évidence                     Husserl, l'évidence
Sources (*) :              
Edmund Husserl - "Méditations cartésiennes, une introduction à la phénoménologie", Ed : Vrin, 2001, p35

 

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[Premier principe méthodologique de la phénoménologie : ne porter ni admettre comme valable aucun jugement, si je ne l'ai puisé dans l'évidence]

   
   
   
                 
                       

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Ce principe semble prolonger et/ou se substituer au principe cartésien Ne sont vraies que les choses que nous concevons clairement et distinctement. Mais tandis que Descartes situe le lieu de la vérité uniquement dans l'esprit (le sujet), Husserl le situe dans un accord entre la conscience et la chose. Par des expériences, les "choses" se présentent et se donnent elles-mêmes. Il faut les fixer dans le langage, afin de donner aux significations un fondement nouveau : des vérités premières qui seront le point de départ de la science. Il faut que ces vérités puissent porter une perfection, une certitude absolue. Les évidences imparfaites sont unilatérales, relativement obscures, indistinctes, non remplies par une intuition suffisante, tandis que les évidences parfaites sont apodictiques.

Pour découvrir ces évidences, Husserl reprend le principe du doute méthodique de Descartes. Que se passe-t-il si le sujet renonce radicalement à toute connaissance acquise, y compris à la croyance en l'existence même du monde? Il est réduit à un moi pur, mais [selon Husserl et contrairement à ce que dit Descartes] cet ego ne peut pas se détacher de son vécu ni de ses visées intentionnelles. La réduction transcendantale ne le réduit pas à néant [ni même à un point abstrait], elle reste phénoménologique. Ce sujet qui est capable de créer un penser pur et des objectités idéales, s'expérimente comme chair spirituelle, dans sa présence vivante.

 

 

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Propositions

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Une connaissance scientifique doit être fondée sur l'évidence d'un jugement immédiat, qui soit en accord avec la chose elle-même, telle qu'elle est présente à la conscience

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L'évidence vive originaire est transitoire, mais si elle est répétée et comprise par les autres, elle peut perdurer comme objet idéal

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Est apodictique une évidence dont la non-existence serait absolument inconcevable, et pour laquelle tout doute concevable serait dépourvu de sens

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La réduction phénoménologique transcendantale suspend le monde objectif; elle réduit le moi du sujet à sa vie pure, avec l'ensemble de ses états vécus et de ses objets intentionnels

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Le noyau de l'expérience proprement adéquate (apodictique) est la présence vivante du moi à lui-même, dans l'indétermination d'un horizon ouvert

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La phénoménologie inaugure une science d'une singularité inouïe : la science de la subjectivité transcendantale concrète, qui s'oppose radicalement aux sciences objectives

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La voix phénoménologique est la chair spirituelle qui continue de parler, d'être présente à soi, de s'entendre dans le logos, en l'absence du monde

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Un acte spirituel d'idéalisation, un penser pur, crée des objectités idéales universellement transmissibles avec un sens intersubjectif identique

 

 

 


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