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                            NIVEAUX DE SENS :

                     
                     
Wittgenstein, critères de vérité                     Wittgenstein, critères de vérité
Sources (*) : Ludwig Wittgenstein               Ludwig Wittgenstein
Stanley Cavell - "Les Voix de la raison - Wittgenstein, le scepticisme, la moralité et la tragédie", Ed : Seuil, 1996, p20

 

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[Wittgenstein pose les critères qui conditionnent notre possession du langage; ces critères ne garantissent ni la vérité, ni la certitude de nos affirmations]

   
   
   
                 
                       

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Ce que le scepticisme découvre - ou croit découvrir - est choquant : aucun fait ne peut fonder ni constituer ce que nous entendons par concept. Nous sommes impuissants à fonder tout ce en quoi nous croyons ou nous avons cru. Pour Hume, c'est une maladie incurable, pour Descartes c'est un objet d'étonnement, pour Kant c'est un scandale. Wittgenstein ne cherche pas à combler le manque. Il avance que ce qui nous tient dans le monde n'est pas la certitude des énoncés, mais une capacité de jugement. En tant que créatures dotées du langage, nous sommes soumis à ses pouvoirs. C'est notre condition mortelle, heureuse ou malheureuse. Nous ressentons cette renonciation comme une insatisfaction métaphysique, nous la vivons comme une tragédie.

Pour se défendre contre le scepticisme, Wittgenstein fait appel à la parole. Notre rapport à la langue peut être comparé au contrat social. Pour que nous puissions parler de notre voix propre, il faut que nous ayions préalablement consenti au langage. Qu'il s'agisse de notre voix publique ou d'un voix privée [la voix intérieure] ne change rien. De même que nous consentons a priori à obéir au gouvernement, nous reconnaissons les règles grammaticales comme des critères à respecter.

La notion de critère est récurrente chez Wittgenstein. C'est une notion courante, usuelle. Il en fait usage à la manière quotidienne quand il déclare que ses recherches sont grammaticales. Il souligne que les critères sont adoptés, acceptés par des personnes ou des groupes de personnes, qu'ils dépendent des circonstances. Mais il s'écarte de cette manière usuelle par ce qu'ils sont censés faire : ils sont un moyen d'établir avec certitude l'existence de quelque chose. Pour cela, Wittgenstein ne s'intéresse ni à l'application de normes, ni à l'évaluation et au statut des objets (comme les critères courants), Il voudrait se défendre contre la menace du scepticisme, mais ce qu'il révèle, au contraire, est la vérité du scepticisme (quoique réinterprété par lui).

 

 

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Propositions

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Ce qui pousse Wittgenstein à la philosophie, ce qui l'étonne, est le fait nu que certaines créatures soient douées de parole, qu'elles puissent seulement dire quelque chose

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Si je veux faire entendre ma voix propre à l'intérieur du langage, il me faut parler au nom des autres et autoriser les autres à parler en mon nom

 

 

 


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