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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

                     
                     
Duplicité de la folie                     Duplicité de la folie
Sources (*) : Michel Foucault               Michel Foucault
Michel Foucault - "Histoire de la folie à l'âge classique", Ed : Gallimard, 1972, pp38-39

 

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[Au début de la Renaissance, l'expérience tragique de la folie s'affronte à l'expérience critique de l'homme]

   
   
   
                 
                       

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Selon Michel Foucault, au 15ème siècle, l'expérience de la folie est double :

1. Une expérience tragique intense qui se manifeste surtout dans la peinture, avec Bosch, Brueghel, Thierry Bouts, Dürer. C'est la bestialité qui menace et fascine dans les Nefs des fous, les figures de fin du monde avec leurs forcenés, leurs animaux fantastiques, leurs grylles inquiétants, leurs corps nus ou déformés, leur course apocalyptique à la catastrophe à travers une étrange alchimie des savoirs. Fantasmes, rêves, pures visions, énigmes secrètes, puissances primitives, délire de destruction au bord du silence et de la nuit.

2. Une expérience critique qui s'exprime dans la littérature humaniste (Erasme, Brant) en mettant en avant la réflexion morale. Dans l'univers du discours, la folie dérègle la conduite des hommes et gouverne les cités, mais elle peut être désarmée. La justice et la vérité peuvent en triompher, le sage peut en rire. En renvoyant l'une à l'autre folie et raison, on les neutralise, et finalement toutes les figures de la folie, devenues déviances ou maladies, prennent place dans le paysage social du début du 17ème siècle, prises dans les mesures de la raison.

Entre les deux expériences de la folie, le fossé s'élargira jusqu'à ce qu'avec l'âge classique, la seconde semble prendre le pas sur la première. Descartes devra exclure la possibilité que la pensée soit folle. Mais ce ne sera qu'une occultation. L'expérience tragique, encore vivante chez Shakespeare ou Cervantes, cheminera souterrainement jusqu'à Sade, Goya, Nietzsche, Van Gogh, Artaud, dans la littérature et la folie après Freud : absence d'oeuvre.

 

 

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Propositions

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Les Nefs des fous, ces insensés en quête de raison, ont hanté l'imagination de la toute première Renaissance

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Dans les figures du XVème siècle, la folie devient tentation, savoir qui engloutit dans le secret des grylles la vieille raison du monde

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Absence d'oeuvre : la folie fait voir ce vide ou ce rien, ce pli du parlé, cette matrice du langage où langue et parole se forment l'une à partir de l'autre

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Pour Descartes, l'impossibilité d'être fou est essentielle au sujet qui pense; il est exclu qu'il soit fou, comme il est exclu qu'il ne pense pas

 

 

 


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