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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

                     
                     
La culture entre Eros et Thanatos                     La culture entre Eros et Thanatos
Sources (*) : Sigmund Freud               Sigmund Freud
Sigmund Freud - "Oeuvres complètes de Freud, 1926-1930 (tome XVIII)", Ed : PUF, 1994, pp308-9

 

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[Le développement de la culture est le combat vital de l'espèce humaine, le combat entre Eros et Thanatos, pulsion de vie et pulsion de mort]

   
   
   
                 
                       

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En introduisant la pulsion de mort (in Au-delà du principe de plaisir, 1920), Freud attirait l'attention sur le caractère conservateur et répétitif de la vie pulsionnelle, qu'il avait pu constater en observant les névroses traumatiques [consécutives à la première guerre mondiale]. Il supposait alors qu'à cette contrainte de répétition, qui tendait à dissoudre les unités et les ramener à l'état inorganique, s'opposait une autre contrainte, opposée à elle, tendant à conserver la vie et à la rassembler en unités de plus en plus grandes. Seule l'action conjuguée de l'Eros et de la pulsion de mort pouvait expliquer la vie. Mais tandis que les manifestations de l'Eros sont frappantes et bruyantes, la pulsion de mort semble travailler silencieusement. En tant qu'agression et destruction, elle se tourne en partie contre le monde extérieur, et en tant qu'autodestruction, elle est à l'oeuvre au lieu de son propre soi. Rarement - ou peut-être jamais - les deux espèces de pulsions n'interviennent isolément.

Sans doute l'existence de la pulsion de mort est-elle difficile à admettre, malgré toutes les circonstances où l'on voit des hommes agresser, exploiter ou tuer d'autres hommes. Le mal et la cruauté existent, et les religions sont bien forcées de le reconnaître, même si elles préfèrent dégager leurs dieux de cette responsabilité en l'attribuant au diable.

On est donc conduit à supposer que l'humanité, sous la pression d'Eros, tend à assurer sa cohésion par des liens libidinaux entre individus, familles, tribus, peuple et nations. C'est le programme de la culture (ou de la civilisation), mais il est incapable de supprimer la pulsion de mort. Le combat contre les tendances à l'agression ou à la destruction est celui de la vie même.

 

 

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Propositions

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[Pulsion de mort : le but de toute vie est la mort]

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Dans la névrose traumatique, les rêves répétitifs échappent à la domination du principe de plaisir pour se mettre au service d'une fonction plus originaire

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S'il faut "aimer le prochain comme soi-même", c'est parce que la nature humaine pousse dans l'autre sens : l'humain tend à agresser autrui, le haïr, l'exploiter, l'humilier et le tuer

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Nous saisissons difficilement la pulsion de mort, car nous ne la devinons derrière l'Eros que comme un reliquat

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En poussant une foule d'hommes à se lier libidinalement entre eux, la culture doit restreindre et détourner l'amour sexuel - une trahison de l'Eros, qui n'unit que deux êtres

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Le diable est le meilleur expédient pour excuser Dieu; son rôle de délestage est le même que celui du Juif dans le monde aryen

 

 

 


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