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Ouvrir, c'est oeuvrer                     Ouvrir, c'est oeuvrer
Sources (*) : La "vita activa" de Hannah Arendt               La "vita activa" de Hannah Arendt
Hannah Arendt - "Condition de l'homme moderne", Ed : Calmann-Lévy, 1961, p124

 

Le travail et l'oeuvre -

Pour désigner le "travail" (laborare, Arbeit) et l'"oeuvre" (facere, Werk), les langues européennes possèdent deux mots employés comme synonymes, mais étymologiquement séparés

   
   
   
                 
                       

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A la suite de John Locke, Hannah Arendt distingue entre :

- le travail de notre corps. Le cheirotechnès en grec, ou Handwerker en allemand pourvoie aux besoins de la vie avec son corps. On le rapproche des esclaves, des animaux ou encore des femmes. Le mot "travail" en français vient de tripalium, une sorte d'instrument de torture, tandis que "arbeit" en allemand signifiait à l'origine peiner, souffrir. Pour Hésiode, le travail (ponos), comme tous les maux, est sorti de la boîte de Pandore. C'est un châtiment de Zeus, une soumission à la nécessité, que l'homme libre cherche à éliminer. Une fois consommé pour entretenir la vie, le travail ne laisse aucune trace.

- l'oeuvre de nos mains. Selon Aristote, les qualités qui manquent à l'esclave sont la faculté de délibérer et décider, et celle de prévoir et choisir. A la suite d'Hésiode qui distinguait le ponos de l'ergon, les Grecs opposaient à la vie de travail (privée) la vie publique, qui était seule digne de l'homme. Alors que le travail ne produit jamais autre chose que la vie, l'oeuvre (erga) ajoute de nouveaux objets à l'artifice humain, des objets qui sont durables qui méritent la fierté et peuvent être accumulés.

On peut rapprocher cette opposition de la distinction aristotélicienne entre l'animal rationale et l'animal laborans, et aussi de l'opposition romaine entre les operae, qui exigent un effort, une fatigue, et l'opus, qui est une activité pure.

Et voici, à la même époque, le travail des enfants (en haut) et celui des peintres (en bas, par John Sargent Singer, 1913).

 

 

C'est une distinction inhabituelle, peu développée par les auteurs dans la tradition politique moderne, et contestée par Karl Marx, pour qui l'homme est créé par le travail. La distinction entre travail productif et improductif contient en germe celle du travail et de l'oeuvre. S'il n'y avait pus que du travail productif, il n'y aurait plus d'oeuvre.

 

 

 


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