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Les collectes de l'Orloeuvre
   
     
Histoire juive, tension                     Histoire juive, tension
Sources (*) : Qui était Moïse?               Qui était Moïse?
Yosef Hayim Yerushalmi - "Zakhor, histoire juive et mémoire juive", Ed : Gallimard, 1984, p117

 

Les juifs errants -

Pour concilier l'héritage de la mémoire juive et l'historiographie contemporaine, il faut une rupture, un nouveau commencement

   
   
   
                 
                       

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La mémoire juive, telle qu'elle a été transmise pendant des siècles, est définitivement perdue. Elle dépendait d'une foi partagée, d'une cohésion et d'une volonté de groupe qui n'existent plus. On ne peut pas demander à l'historien juif de la restaurer. ll ne peut pas soigner la mémoire ancienne. Tout ce qu'il peut faire, c'est proposer un genre nouveau de mémoire. Il met en évidence des textes, des événements et des processus qui avaient été ignorés jusque là. Alors que la mémoire collective sélectionne ce qu'elle veut garder intact, l'historien n'écarte rien, aucun document ni objet n'est indigne de son attention. Les historiens du passé croyaient pouvoir révéler la structure générale de l'histoire juive. Ceux d'aujourd'hui ont abandonné cette ambition. Chaque essai historique est indépendant. Le passé ne se présente plus comme unité, mais multiplicité et relativité. Du fait de cette modestie, l'historien contemporain a peu d'influence sur la vie juive - en tous cas beaucoup moins que la littérature ou l'idéologie. Rien ne peut remplacer la puissante foi messianique d'autrefois.

Avec le sionisme et l'éveil national, tout ce qui avait été auparavant a été balayé, métamorphosé, perdu, laissé sur le bord de la route de l'histoire. Rien n'a été sauvé. A cette mémoire juive (perdue), l'historiographie ne peut pas se substituer. Ce n'est pas à elle de fournir les nouveaux mythes qui répondraient à la demande populaire. Leur responsabilité est ailleurs : ils peuvent choisir leurs objets d'étude. Quoiqu'on en dise, ils ne sont pas obligés de tout étudier, jusqu'aux moindres détails. Ils font un choix, qui est lié à leur conscience de l'histoire et ne peut être que provisoire. Il ne suffit pas d'évoquer le passé, il faut en plus affronter la réalité juive contemporaine.

 

 

Aucun Juif n'est absolument dépourvu de passé juif. Il ne choisit pas d'en avoir un ou non, mais quel type de passé il peut avoir - et ce passé s'immisce dans la réalité de la vie. A l'époque de l'émancipation dans la Diaspora et de la souveraineté nationale en Israël, le mythe et la mémoire se mélangent. Dans ces conditions, quel peut être le rôle de l'historien? Sa tâche n'est pas seulement de montrer la continuité de l'histoire juive, elle est aussi d'en découvrir les failles, les ruptures, les coups d'arrêt. Lui-même, comme historien juif, est le produit d'une rupture. De nombreux événements se sont perdus, ont été oubliés. Cet oubli est nécessaire - car on ne peut pas vivre sans oubli.

 

 

 


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