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Index des termes

de l'oeuvre

de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
La date, secret de l'oeuvre                     La date, secret de l'oeuvre
Sources (*) : L'oeuvre, une seule fois               L'oeuvre, une seule fois
Pierre Delain - "Pour une œuvrance à venir", Ed : Guilgal, 2011-2016, page créée le 29 avril 2011 Oeuvres : répondre de l'unique

[Le secret de l'oeuvre est sa date, qui restera indéchiffrable]

Oeuvres : répondre de l'unique
   
   
   
L'oeuvre derridienne, vaccin contre le pire L'oeuvre derridienne, vaccin contre le pire
La scène de l'oeuvre               La scène de l'oeuvre    
                       

1. Garder en mémoire la date, un geste d'aujourd'hui.

Les pratiques d’écriture telles qu'elles se sont développées à partir du début du 20è siècle (Mallarmé, Joyce, Celan, Artaud, pour en citer que celles qui sont travaillées par Derrida) résistent à tous les classements. Chacune de ces œuvres est unique, singulière, insubstituable. Elle reste indissolublement attachée à des lieux, des événements, des dates. Une personne, un certain jour, dans une certaine circonstance, fait un pas dans une certaine direction. Le paradigme de cette singularité des dates est la phrase de Büchner dans Lenz citée par Paul Celan dans "Le Méridien" : Le 20 janvier, Lenz traversait la montagne. Une date (le 20 janvier 1779), une personne (Jakob Michael Reinhold Lenz, 1751-1792), un lieu (Waldersbach dans le Ban de la Roche, chez le pasteur alsacien Jean-Frédéric Oberlin). Selon cette thèse, ce qui est nouveau dans les textes de notre époque, c'est qu'ils ne cherchent pas à illustrer un genre ou un style, ils ne visent ni le beau ni le convaincant. Ils invitent à un autre genre d'expérience, absolument nouvelle selon Derrida : garder en mémoire ces éléments singuliers, irremplaçables, ces dates, les garder comme signe d'individuation irréductible. Le paradoxe, c'est que pour les garder, il faut d'une part les maintenir secrets, et d'autre part s'adresser à un autre dont on ne peut pas savoir ce qu'il en retiendra ni ce qu'il en fera.

 

2. Schibboleth.

Derrida a choisi d'intituler Schibboleth le texte qu'il a écrit autour de la thématique de la date - un mot singulier, un mot qui peut trahir ceux qui le profèrent, un mot toujours sur le point de révéler son imprononçabilité. Selon le schéma général retenu dans ce livre, ce qu'on pourrait nommer l'essence d'un poème (ou d'une oeuvre) est sa date, il est en dette vis-à-vis d'elle, mais pour s'acquitter de cette dette, il ne peut que s'adresser à une autre date, celle où il sera lu, transcrit, traduit. C'est à cette autre date, inaccessible et inconnue, que le poème, ou l'oeuvre (à ne pas confondre avec l'auteur, le signataire, le narrateur, etc.) confie sa survie.

cf : [Le schibboleth de Jacques Derrida].

 

3. Date et signature sont indissociables.

cf : [Derrida, date et signature] §4.

 

4. Mettre en oeuvre l'énigme de la date.

L'indéchiffrable de la date vaut pour toute oeuvre : théorique, littérale, littéraire, musicale, pictographique, idéographique ou picturale. On peut dire de l'art qu'il est le produit d'un "Moi" singulier, solitaire, qui met en oeuvre l'énigme de la date. Ce n'est pas un souvenir heureux, mais plutôt une blessure, une entaille, qui n'est lisible qu'à partir d'autres dates. Lorsque (par exemple) On Kawara écrit sur un tableau JULY 6, 1973, cette inscription est irréductible à tout savoir. La date n'est qu'un chiffre indécryptable, un mot de passe incompréhensible qu'aucun témoin ne pourra rendre manifeste. Elle résiste à la pensée. A partir d'aujourd'hui, qu'est-ce que le 6 juillet 1973? On commémore cette date, mais l'énigme subsiste, intraduisible. La question posée autour de cette énigme fait l'oeuvre. Que s'est-il passé à cette date qui a rendu l'oeuvre possible? La réponse est inaccessible, la date est inarchivable (comme l'archi-écriture).

 

 

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Propositions

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[Derrida, date et signature]

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[Le nouveau dans les poèmes qu'on écrit aujourd'hui, c'est peut-être la tentative de garder en mémoire telle date depuis laquelle on écrit]

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L'énigme de la date, c'est un "Moi" singulier, solitaire, un "Je" en chemin, un poète qui la met en oeuvre, ce n'est pas l'artiste en tant qu'il est préoccupé par les questions de l'art

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L'essence du poème est la date : soustrait à la répétition, il s'adresse à une autre date

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Comme tout ce qui n'a lieu qu'une fois, la date résiste à la pensée

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Le poème se doit à sa date comme à sa chose ou à sa signature la plus propre

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Une date est une blessure, une entaille, une incision, une marque que le poème porte en mémoire dans son corps

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