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Index des termes

de l'oeuvre

de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
L'oeuvre, l'auteur                     L'oeuvre, l'auteur
Sources (*) : Faire oeuvre ébranle la signature               Faire oeuvre ébranle la signature
Pierre Delain - "Pour une œuvrance à venir", Ed : Guilgal, 2011-2016, Page créée le 29 mars 2011 L'oeuvre derridienne, vaccin contre le pire

[Nul ne peut garantir les "droits" d'un auteur sur une oeuvre]

L'oeuvre derridienne, vaccin contre le pire
   
   
   
                 
                       

Qu'il s'agisse d'un roman, d'un essai ou d'un tableau, le nom de l'auteur offre un repère précieux au lecteur. Il donne des indications sur l'orientation du texte, son sérieux, sa légitimité. Il "présentifie" l'instance d'où l'oeuvre est supposée provenir, ce qui permet de la présenter comme dialogue, conversation ou échange. En nommant l'auteur, on fait croire que sa parole peut être entendue comme s'il était là, ici et maintenant. Mais sur quoi l'authenticité d'une signature, d'une date, d'un style ou d'un genre repose-t-elle? Uniquement sur une croyance, un consensus, le savoir d'un expert, c'est-à-dire un jugement ou une décision. Telle que nous la rencontrons, l'oeuvre est abandonnée, orpheline. Elle n'est la voix d'aucun père vivant, n'est porteuse d'aucune assurance, aucune sécurité.

Nul ne commande ni ne maîtrise l'oeuvre, pas même l'auteur, qui n'est pas son souverain. D'ailleurs qu'est-ce que l'auteur? Est-il obligatoirement une personne unique, déterminée? On peut en douter. Dès le départ, sa fonction est partagée entre plusieurs instances : les autres textes qu'il cite ou auxquels il se réfère, le "je" conscient, les fantasmes ou souvenirs inconscients, les traces ou les spectres qui se disent à travers lui, les traditions et les conflits dont il est le reflet. Entre ces enjeux et d'autres encore, l'oeuvre ne témoigne ni d'un compromis ni d'une construction harmonieuse. C'est le lieu d'un drame ou d'une guerre. On n'écrit jamais solitairement : produire une oeuvre est toujours un rapport à l'autre. Celui qui l'a fabriquée, produite, est lui-même divisé, car il est aussi son premier lecteur.

Dès le départ, l'oeuvre a été volée à celui qui l'a fabriquée (pour autant qu'elle lui aie jamais appartenu). N'ayant jamais été extérieur à son texte, il ne peut pas le surplomber. Il disparaît, il est absorbé dans sa production, et seule la signature, la légende, le droit d'auteur ou un autre artefact rappelle son nom.

L'intention de l'auteur (ce qu'il veut dire), ne peut jamais déterminer les pensées de celui qui s'intéressera à l'oeuvre, la lira, l'entendra ou la regardera. Par structure, pour toute oeuvre, le destinataire est absent et inconnu. La façon dont le texte résonnera chez autrui est imprévisible. Et même lorsqu'un destinataire est nommément désigné - ce qui peut arriver, par exemple, pour une composition musicale ou pour une oeuvre de "Mail Art", l'oeuvre ne peut survivre que si d'autres destinataires s'y ajoutent.

 

 

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Propositions

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Dès sa naissance, l'écriture est orpheline, coupée de l'assistance de son père, abandonnée par l'auteur-scripteur à sa dérive

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L'enjeu de la signature est la filiation; mais celle-ci se perd, et ce qu'il en reste n'est qu'un excrément échangeable contre un revenu : le droit d'auteur

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Il n'y a pas d'écrivain solitaire : sur la scène de l'écriture, l'oeuvre est l'enjeu d'un drame ou d'une guerre, entre le premier lecteur [qui la dicte] et l'auteur [le premier à la lire]

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Par envois et délocalisations, le "Mail Art" "met en oeuvre" les statuts d'auteur, de destinataire et de cosignataire

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La lettre est toujours volée : elle fait trou car elle n'est jamais propre à son auteur ni à son destinataire

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Pour distinguer un récit fictif d'une "réalité", il n'y a pas d'autre critère que le consensus ou le jugement qui garantit la signature d'un "auteur"

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La Cabale fusionne l'auteur (Dieu) et le livre (la tora), tandis que Derrida résorbe l'auteur dans le texte, lui conférant son infinité

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