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Index des termes

de l'oeuvre

de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
L'oeuvre accueille les spectres                     L'oeuvre accueille les spectres
Sources (*) : L'oeuvre derridienne e(s)t ce qu'elle cite               L'oeuvre derridienne e(s)t ce qu'elle cite
Pierre Delain - "Pour une œuvrance à venir", Ed : Guilgal, 2011-2016, Page créée le 6 mai 2011 L'oeuvre derridienne, vaccin contre le pire

[L'oeuvre accueille les spectres; elle les fait parler, les conjure, les exorcise, elle les chasse]

L'oeuvre derridienne, vaccin contre le pire
   
   
   
Un concept d'oeuvre de Jacques Derrida Un concept d'oeuvre de Jacques Derrida
Derrida, la mort               Derrida, la mort    
                       

On dit parfois que dans le mot "art" se condensent les contradictions et les apories du monde actuel. L'art est à la fois l'expérience la plus originale, la plus solitaire, la plus intime, et la plus soumise aux dictats des experts, des conservateurs et du marché de l'art. On trouve dans le mot "oeuvre" une polarité analogue. Dans le même temps, un chef d'oeuvre fait venir au jour les contenus les plus refoulés, les secrets les plus enfouis; et il dissimule ces secrets, les cache sous les chatoiements somptueux de la forme. Il les appelle, et il les chasse; il les met en mouvement, et il organise contre eux la résistance.

Cette duplicité est devenue flagrante à l'époque moderne. L'invention du cinéma a engendré une expérience ambivalente de la croyance : nous voici confrontés à des apparitions auxquelles nous nous identifions, que parfois même nous idolâtrons, qui portent une mémoire spécifique, que nous voyons ou pensons voir, mais qui en réalité sont invisibles. Quand nous regardons la télévision "en direct", nous croyons intuitivement que nous sommes confrontés au présent vivant, immédiat et actuel. Mais ce n'est qu'une allégation. Ce qui est vu "en direct" a été fabriqué, construit, et de plus est déjà mort. Ce "présent-vivant" ne survit qu'en tant qu'image ou archive spectralisée. Le "direct" et le "temps réel" sont impossibles. Ils font croire à l'absence de retard et de décalage, à la présence de l'objet, mais cette présence n'est même pas virtuelle, elle est illusoire. Ce n'est qu'un effet. Il n'empêche que ces technologies se généralisent et transforment profondément les conditions de l'expérience et de la perception. La vision que nous pouvons avoir du monde d'aujourd'hui repose sur des images sélectionnées, cadrées, filtrées, censurées, construites, dont la reproduction n'est ni fidèle, ni intégrale. Le "direct" est une fiction, mais nous croyons néanmoins que les voix et les images transmises de l'autre bout du monde sont réelles. Les télé-technologies s'étendent à tous les champs de la vie et de l'art : photographie et cinéma bien sûr, mais aussi peinture, performance, opéra, théatre et installations en tous genres. Plus ces spectres nous sont familiers, plus ils nous envahissent. Ils s'infiltrent sous la représentation, dans la littérature et dans les loisirs comme des figures de la loi avec lesquelles il faut vivre.

Aujourd'hui plus que jamais, toute oeuvre doit faire avec ces spectres, et toute théorie de l'art doit faire avec une hantologie où se joue le rapport à un autre qui n'est pas présent, mais ne cesse de revenir. L'oeuvre contribue, dans le même mouvement, à maintenir la croyance et à la faire craquer, à conforter le spectre et à le conjurer.

 

 

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Propositions

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[Derrida, la mort]

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[Derrida, spectralité, hantise]

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[Derrida : conjuration et exorcisme]

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[Derrida, le cinéma]

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Un chef d'oeuvre est en mouvement, à la manière d'un fantôme : il est hanté par une Chose qui résiste, insaisissable, à la mémoire et à la traduction qu'il appelle

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Le spectre, c'est quelqu'un ou quelque chose qu'on "pense" voir : il hésite de façon indécidable entre le visible et l'invisible

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On a inventé avec le cinéma, il y a un siècle, une expérience sans précédent de la croyance : la spectralité, qu'aucun art ne peut plus ignorer

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Les télétechnologies divisent le présent-vivant, qui ne survit qu'en tant qu'image ou archive spectralisée

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Une conjuration est un appel pour faire venir par la voix un spectre afin de l'exorciser

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Une hantologie (logique de la hantise) serait plus ample qu'une ontologie et abriterait en elle l'eschatologie et la téléologie mêmes

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L'hantologie est une catégorie irréductible qui, à l'époque des médias, rend possible une prise de position politique

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Au-delà du deuil, une désidentification intempestive fait craquer les signes, les modèles et les figures de la croyance

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Tous ceux qui sont occupés par les spectres ne les accueillent que pour les chasser ou les conjurer : hospitalité et exclusion vont de pair

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La figure de la loi est hétéronomique, dissymétrique : elle nous regarde comme un spectre à travers un effet de visière où nous nous sentons vus sans pouvoir croiser son regard

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Les chaussures de Van Gogh sont hantées, elles sont la revenance même

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