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Cinéma muet                     Cinéma muet
Sources (*) :              
Elfriede Eischenbeck - "Videoflux à ciel ouvert", Ed : Galgal, 2007, Page créée le 14 juillet 2011

 

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Page créée le 14 juillet 2011.

[Le cinéma muet n'est pas celui dont la voix est absente, c'est celui où la parole ne s'entend pas]

   
   
   
                 
                       

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D'une part, le cinéma muet ne peut pas fonctionner en-dehors des contraintes du discours. Il s'y rattache par la structure narrative, le scénario, les dialogues affichés, la mise en jeu de codes visuels et sociaux, du trucage, du montage, du jeu des champs et contre-champs, etc... Mais d'autre part, il développe une plasticité qui lui est propre et qu'on peut comparer à celle de la peinture et des arts visuels. Cette ambiguité se retrouve dans le rapport étrange qu'il institue entre la voix, le corps et l'identité. Dans la vie courante, ces trois éléments donnent l'impression de coïncider [même si ce n'est pas toujours le cas], mais le cinéma muet rend visible leur dissociation. On voit parler les acteurs mais on ne les entend pas, ce qui est l'inverse du téléphone ou de la radio (apparus à peu près au même moment). Cette dissociation, qui est le thème du premier film parlant, Le chanteur de jazz (1927), se transmet au spectateur, qui finit par jouir d'une forme très particulière et très bavarde de surdité visuelle. On la retrouve aussi, sous une autre forme, dans le cinéma contemporain où l'action est si rapide et prévalente qu'elle élimine la parole. Pris dans une frénésie de mouvements, les personnages ne peuvent plus rien dire. Ils s'exilent hors parole - et le spectateur avec eux.

 

 

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Propositions

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La spécificité du cinéma muet, à laquelle le cinéma sonore est absolument étranger, est d'être essentiellement un art plastique

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La nouveauté du cinéma parlant est la voix et non la parole, car il y a déjà du discours dans le cinéma muet

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Le "cinéma muet" devrait plutôt s'appeler "cinéma sourd"

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Un nouveau genre de cinéma muet apparaît aujourd'hui, où l'agir élimine la parole, où les personnages n'éprouvent plus le désir de dire

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Le premier film parlant, "Le Chanteur de Jazz" (1927) a pour thème la dissociation voix/corps/identité; il veut faire croire, comme le cinéma parlant, à leur coïncidence impossible

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Le téléphone est l'inverse du cinéma muet, puisqu'il fait entendre la voix sans donner à voir qui parle

 

 

 


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