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Sources (*) :              
Rosalind Krauss - "Le photographique, Pour une théorie des écarts", Ed : Macula, 1990, p162

 

Nu feminin vu de dos (anonyme) -

La photographie, qui parle toujours le langage du collage, est l'ennemie naturelle de l'idéal d'autonomie de l'art

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On peut comparer ce Nu à ceux de la série Earthly Body d'Irving Penn en 1949-50. Cette photographie montre la chair dans sa lourdeur et sa langueur, sans boucliers protecteurs, dépourvue des emblèmes sexuels qui prolifèrent (notamment dans les photos de mode) à la périphérie du corps : voiles, vêtements, ongles, lobes des oreilles, chaussures, chapeaux. A sa manière, elle renvoie à certains critères formels : la silhouette découpée sur un fond de tissu noir, la femme assise sur un fauteuil. Mais ces critères formels sont dépouillés de leur signification esthétique.

Ici la photographie s'affirme, sans fard et contradictoirement, à la fois comme une empreinte directe du réel, une partie prenante et une dissertation sur lui. Aussi pleine de matière et de détails que le monde lui-même, elle livre à l'enquête les lieux du drame tels qu'ils sont, laissés en l'état. C'est comme si le corps dans son ensemble était un élément hétérogène, collé sur la chaise et le fond.

Notre regard est attiré par des zones de la peau, des fragments : la cellulite des fesses, le sein abandonné, le chignon (seule métonymie qui reste du visage dissimulé), l'épaisseur de la cuisse, des points ou des taches dont on ignore s'ils sont des défauts cutanés ou de imperfections de la photographie.

 

 

Avec le collage moderne (tel qu'initié par les cubistes), on a introduit dans le tableau un éclat de réalité qui remettait en question la capacité du peintre à engendrer l'illusion, et en même temps intégrait à cette illusion des éléments extérieurs. L'élément collé est un fragment, il révèle la véritable nature de la représentation qui n'est qu'apparence, réduction, substitut, signe.

La photo ne montre pas la femme qui a été, elle montre les signes de son obésité.

 

 

 


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