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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

                     
                     
Surréalisme, brouillage                     Surréalisme, brouillage
Sources (*) : Rosalind Krauss               Rosalind Krauss
Rosalind Krauss - "Le photographique, Pour une théorie des écarts", Ed : Macula, 1990, p195

 

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[La photographie surréaliste brouille les catégories et érige à leur place le fétiche, l'informe, l'inquiétante étrangeté]

   
   
   
                 
                       

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La photographie "objective" (ou réaliste) (ou documentaire) suppose un sujet-spectateur unifié, qui regarde depuis un point fixe une image nette, elle-même unifiée. La photographie surréaliste dénonce cette illusion de maîtrise. Elle fait proliférer dans l'image le dédoublement, l'informe, le fétiche, l'écart, l'interposition, l'espacement. Le corps n'est plus le lieu à partir duquel on peut s'orienter, mais un point quelconque de l'espace, susceptible de transformations qui tiennent au hasard (Breton) ou à des processus plus ou moins machiniques comme la solarisation, la dégradation du négatif (par la lumière, le feu ou la chimie), la réversion des éléments, etc... Si le Nu féminin occupe une place tellement éminente dans la photographie surréaliste [comme d'ailleurs dans toute photographie], c'est parce qu'il n'est pas un objet déterminé, réel, mais un fétiche, un substitut [sexualisé] de n'importe quel objet.

Le sujet [celui qui est représenté comme celui qui regarde la photographie] n'en sort pas intact; il est dépossédé de son être et confronté à l'émergence de projections inquiétantes qui se retournent contre lui.

 

 

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Propositions

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L'exploration du double - ce principe structurel, formel et thématique de la photographie surréaliste - témoigne de la perte par le sujet de sa maîtrise visuelle

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Le propre de la photographie est la transparence du négatif : fondamentalement réversible, elle montre un sujet dépossédé dans son être même par le fait qu'il est vu

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[On peut rendre compte du surréalisme par un dispositif théorique : l'"espacement"]

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Les photographes surréalistes étaient des maîtres de l'informe - cette catégorie qui défait les frontières et déconstruit les concepts par lesquels la réalité s'organise

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Dans la photographie surréaliste, l'objet apparaît toujours comme un fétiche, un artefact qui se substitue au phallus, arrête le temps et dénie la différence sexuelle

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La fétichisation du Nu Féminin en photographie tient à son essence même : produire une image artificielle, qui exhibe le réel en se substituant à lui

 

 

 


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