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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

                     
                     
Le corps, construction genrée                     Le corps, construction genrée
Sources (*) : Sexualité, loi, pouvoir               Sexualité, loi, pouvoir
Judith Butler - "Trouble dans le genre, Pour un féminisme de la subversion", Ed : La Découverte, 2005, p72

 

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Le genre est un acte

[Le "corps" est une construction qui dépend des possibilités culturelles et des configurations de genre (toujours asymétriques) proposées par le discours]

Le genre est un acte
   
   
   
Judith Butler Judith Butler
                 
                       

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Selon la formule célèbre de Simone de Beauvoir, on ne naît pas femme, on le devient. Mais alors, avant de devenir femme, quel genre de corps a-t-on? Judith Butler soutient que le corps ne se différencie sexuellement qu'en fonction des possibilités ouvertes par la culture. "Avant" la marque du genre [si l'on peut retracer cet "avant"], tant que le discours dominant ne lui a pas imposé ses structures binaires, le corps n'a pas d'existence. Il ne devient féminin [ou masculin] que par obligation culturelle, sous la contrainte de ce discours. Dans la mesure où le genre masculin incarne - au-delà même du corps - la personne universelle, seul le corps féminin est marqué (fétichisé).

Luce Irigaray a un point de vue différent. Selon elle, c'est le discours masculiniste (ou phallogocentrisme) qui désigne comme "autre" le corps féminin. Les femmes représentent le sexe impensable, irreprésentable, multiple, impossible à contenir : un sexe qui n'en est pas un. Le "sexe" féminin devient un point d'absence linguistique, une illusion fondatrice. Le projet phallocentriste est de faire disparaître le féminin et de reproduire à la place à l'infini ses fantasmes.

Dans les deux cas (selon Judith Butler), la représentation occidentale qui structure l'idée de sujet est inadéquate. Un corps n'est pas un objet. Il n'a pas de statut ontologique en-dehors des rituels sociaux. C'est un acte, une situation, une interprétation prise dans des significations qui relèvent moins de l'anatomie (le sexe) que de la culture (le genre). Il n'est ni le fondement, ni la cause de la différenciation sexuelle; il en est l'occasion. Pour analyser le genre, il faut repenser totalement les catégories de l'identité à partir desquelles les corps se construisent.

 

 

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Propositions

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[Il y a, entre le sexe du corps (biologique) et le genre (culturellement construit) une discontinuité radicale]

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Le corps est performatif : il n'a pas de statut ontologique indépendamment des actes qui constituent sa réalité

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Investi par les normes de genre et transfiguré par l'imagination, le corps n'est ni le fondement, ni la cause du désir; il en est l'occasion et l'objet

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En tant qu'"Autres" d'un sujet toujours déjà masculin, les femmes érigées en fétiches de la représentation "sont" la différence, l'irreprésentable en tant que tel

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Il est impossible de dissocier le "genre" des interstices politiques et culturels où il est constamment produit et reproduit

 

 

 


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