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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

 
   
Arthur Danto                     Arthur Danto
Sources (*) :                
Arthur Danto - "La transfiguration du banal - Une philosophie de l'art", Ed : Seuil, 1981,

La transfiguration du banal (Arthur Danto, paru en 1981, traduit en 1989) [LTDB]

   
   
   
                 
                       

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sur le livre

 

Table

Texte paru en anglais sous le titre The Transfiguration of the Commonplace.

 

p7 : Préface, par Jean-Marie Schaeffer

p20 : Introduction

p27 : Remerciements

p29 : 1. Oeuvres d'art et simples objets réels

p74 : 2. Contenu et causalité

p104 : 3. Philosophie et art

p154 : 4. Esthétique et oeuvre d'art

p189 : 5. Interprétation et identification

p219 : 6. Oeuvres d'art et simples représentations

p261 : 7. Métaphore, expression et style

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Arthur Danto revient sans cesse, dans ce livre, sur le même paradigme. Soient deux objets indiscernables (c'est le mot qu'il emploie; on pourrait dire aussi : deux objets matériellement identiques) dont l'un a le statut d'oeuvre d'art et l'autre non. Le spectateur réagira-t-il différemment devant l'un et devant l'autre? Certainement répond-il, et il commence sa démonstration par l'exemple célèbre de Fontaine, readymade signé par Marcel Duchamp, qu'il compare à l'un quelconque des urinoirs de la même marque. Le second objet n'est qu'un objet réel (banal), un support matériel, tandis que le premier met la réalité à distance. Comment cela est-il possible? Par sa nature expressive, métaphorique, l'oeuvre d'art déborde le contenu concret ou sémantique de l'objet dont elle est fait. Elle change de statut et s'expose à la multiplicité des interprétations. Chacune de ces interprétations constitue une oeuvre nouvelle, qui transfigure différemment l'objet matériel.

Cette dynamique explique que la question de l'art, par essence, soit philosophique. Quand l'artiste présente, à travers son style, sa manière de voir le monde, il nous invite à nous identifier à lui, ce que nous ne pouvons faire que par la pensée ou la théorie. Si nous trouvons l'objet beau, ce n'est pas pour des raisons de perception ni d'affect, c'est parce que c'est une oeuvre à laquelle nous attachons une signification, qui peut être changée si nous modifions notre interprétation d'un seul de ses éléments ou détails.

Une oeuvre d'art est donc logiquement distincte d'un objet du monde dont elle serait indiscernable. Il suffit d'un titre, d'un commentaire, et sa valeur esthétique peut changer radicalement. En ce sens toute oeuvre, même la plus simple, même la plus mimétique, est théorique.

 

 

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Formulations à partir de ce texte (les têtes de chapitre sont entre crochets) :

 

[En face de deux objets indiscernables dont l'un est une oeuvre d'art et l'autre un simple objet, nos réactions esthétiques sont différentes]

L'art, comme la philosophie, ne s'est développé que dans des cultures où la réalité était mise à distance

Par l'expression, la rhétorique, le style ou la métaphore, les oeuvres d'art font de leurs moyens de représentation un usage qui déborde leur contenu sémantique

L'esthétique à laquelle les oeuvres d'art font appel ne dépend pas de leur support matériel, mais de leur statut d'"oeuvre d'art"

L'oeuvre d'art, en plus du contenu qu'elle présente, met en avant une idée sur la manière dont ce contenu est présenté

Dans le domaine de l'art, chaque nouvelle interprétation constitue une oeuvre nouvelle; même si l'objet reste le même, c'est une révolution copernicienne

La question philosophique du statut ou de la définition de l'art est "presque" devenue son essence même

L'essentiel, dans l'art, est la capacité spontanée qu'à l'artiste de nous amener à voir sa manière de voir le monde : son style

Le monde de l'art ne saurait subsister sans théorie, car il ne peut y avoir d'identification artistique que relativement à une théorie de l'art

On ne saurait exiger d'un objet qui réplique une oeuvre d'art, même à la perfection, qu'il soit aussi beau que cette oeuvre

La différence entre la copie et la citation, c'est que la copie hérite de la structure, tandis que la citation ne fait que montrer une propriété qu'elle ne possède pas

La structure des oeuvres d'art est identique ou semblable à celle des métaphores

Identifier, dans un tableau, un seul élément, déplace la signification de l'ensemble du tableau

Quelle que soit la ressemblance entre une image et ce dont elle est l'image, elle appartient à un ordre logiquement distinct

Le titre d'un tableau est une directive pour l'interprétation, qui organise la collaboration entre l'artiste et le spectateur

Un objet n'est une oeuvre d'art que relativement à une interprétation, grâce à laquelle il est transfiguré en oeuvre

La différence entre un objet quelconque et une oeuvre d'art ne saurait résider dans des phénomènes qui dépendent d'une propriété perceptuelle

Description et évaluation esthétiques ne font qu'un; le langage esthétique exprime toujours des valeurs

Les "Brushtrokes" de Roy Lichtenstein sont des oeuvres théoriques, qui renvoient à d'autres théories pour les rejeter

La transfiguration du banal (Arthur Danto, paru en 1981, traduit en 1989) [LTDB]

 

 

 


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B1.981

YYA.1981.Danto.Arthur

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