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Derrida, le travail                     Derrida, le travail
Sources (*) : Les mots de Jacques Derrida               Les mots de Jacques Derrida
Pierre Delain - "Les mots de Jacques Derrida", Ed : Guilgal, 2004-2016, Page créée le 8 novembre 2011

[Derrida, le travail]

Autres renvois :
   

Derrida, le virtuel

   
   
                 
                       

Pour Jacques Derrida, universitaire et professeur, le premier travail, la première tâche à accomplir, c'est le travail universitaire - ce dur labeur qui consiste à produire de la connaissance, du savoir, dans l'horizon qui est celui de sa profession de foi : un engagement envers la vérité. Mais pour lui aussi, Jacques Derrida, ce travail s'accomplit affirmativement et performativement, en produisant des événements, des oeuvres singulières. Le travail est pris dans cette tension entre d'une part une production, et d'autre part un acte [de langage], entre un métier (une profession) et un engagement (professer). Comment articuler les deux? Il faut s'appuyer sur l'histoire du travail, qui nous dit que, [comme l'explique Hannah Arendt], le travail concerne le corps vivant, en un lieu stable et identifiable. Qu'il est, dans la tradition biblique, marqué par la douleur, la souffrance, la torture, l'asservissement, l'opposition du bien et du mal. Qu'il n'est de travail que mesuré, rémunéré, reconnu sur un marché, etc... Ce travail vivant, Marx l'oppose à la spectralité de la marchandise, qu'il situe du côté de l'illusion, de l'irréel. Il mène une guerre contre tout ce qui le représente : la prothèse ou le langage; il veut restaurer la valeur d'usage comme chose pure et intacte. Jacques Derrida préconise d'aller au-delà de ce combat - perdu d'avance, par un autre genre de travail : celui de la différance.

Dans L'Université sans condition, interrogeant la mutation du monde d'aujourd'hui (la mondialisation) et son corrélat (l'extension, la généralisation d'une virtualité spectralisante), Derrida parle de la fin du travail. Non que le travail s'arrêterait, se terminerait, mais que tout se passerait "comme si" la virtualisation des lieux, leur déracinement, virtualisait aussi le travail, ce qui entraînerait, comme on le constate dans l'université, une désorganisation des champs et frontières et ferait de cette fin du travail un autre commencement. Certes, aujourd'hui encore, même dans l'université, le travail n'est pas performatif, il ne produit pas un événement. Il reste un champ de normativité, celui de la tradition classique des universités. Tout professeur ne signe pas une oeuvre. Mais néammoins quelque chose est en train d'arriver : la profession (dans le double sens du mot) implique, au-delà du savoir, un engagement, une responsabilité.

Loin du travail vivant, Jacques Derrida évoque le travail silencieux de la pulsion de mort - un héritage auquel on ne peut pas éviter de se sacrifier. Il implique un autre genre de travail : celui la citation, au corps du texte, de la trace qui travaille au-dedans de la parole, de la profération répétée dans l'acte de langage. Cette citationnalité travaille à une autre naissance, un autre engendrement. Au-delà de la voix, elle met en question et en crise le concept humaniste de travail et contribue à enfanter un nouvel humanisme.

 

 

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Propositions

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Marx mène une guerre sans fin contre tout ce qui représente le corps vivant, mais n'est pas lui : la prothèse, le langage, la différance

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Pour Marx, la valeur d'usage est une chose pure, sensible, intacte, originelle, identique à elle-même

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"Comme si la fin du travail était à l'origine du monde" : tout se passe aujourd'hui comme si, virtuellement, l'engendrement des oeuvres devait remplacer le travail réel

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Aujourd'hui, une nouvelle étape de la virtualisation déstabilise la communauté universitaire et désorganise ses lieux

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Prise dans un réseau, un travail de tissage impossible à arrêter, la différance produit des chaînes d'autres mots : gramme, réserve, trace, espacement, supplément, etc...

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Il faut penser la "différance" entre l'humanisme classique et le nouvel humanisme : dans sa gestation, sa formation et le travail de son enfantement

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La mort travaille le dedans de la parole comme sa trace, sa réserve, sa différance intérieure et extérieure, son supplément

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Il n'y a pas de performatif pur, car tout acte de langage est travaillé par une "citationnalité générale"

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La citation cesse d'être une citation, dès lors qu'elle se laisse travailler au corps même du texte

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Toute communauté est une "commune auto-immunité" : témoignant de l'héritage pour lequel elle se sacrifie, elle est travaillée en silence par la pulsion de mort

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La citation est une traversée, un travail en vue de la naissance, un engendrement

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[Colette Deblé fait écho aux corps féminins de l'histoire de l'art; par le travail des citations elle les fait naître à nouveau, au-delà de la voix]

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La déconstruction, n'est-ce pas une mise en crise de l'unité "heure", cette réponse humaniste à la question posée depuis le Moyen Âge au sujet du travail?

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