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                            NIVEAUX DE SENS :

Les collectes de l'Orloeuvre
   
     
Le corps de chair                     Le corps de chair
Sources (*) :              
Guy-Félix Duportail - "Analytique de la chair", Ed : Cerf, 2011, p109

 

Deux sylphides sonnent une horloge (Jan Toorop, 1893) -

Être corps, c'est être noué au monde : se situer dans l'espace par son schéma corporel, son style, comme une "corde de sens"

   
   
   
                 
                       

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Pour construire une topologie de la relation entre le corps et le monde, Guy-Félix Duportail prend pour point de départ les analyses de Merleau-Ponty dans Phénoménologie de la perception.

- le schéma corporel est la mémoire vivante du corps propre. Chaque mouvement local, chaque stimulus est situé dans l'ensemble du corps. Pour Merleau-Ponty, la posture du corps est une forme, une Gestalt qui traduit les impressions kinesthésiques et articulaires en langage visuel. Cette prise de conscience globale précède les associations de contenus et les organise, elle en est la loi de constitution. C'est le corps tout entier, par sa puissance intrinsèque, qui s'engage dans une situation, qui se polarise sur des tâches et se projette en elles. Son horizon est double : d'une part l'espace objectif (extrinsèque), d'autre part la forme enveloppante du corps vécu (intrinsèque, préobjective), qui est le moyen à partir duquel l'espace extérieur, physique, peut être pensé. Duportail privilégie cette dernière, qui est selon lui la structure originaire, le corps de chair par lequel il y a de l'espace.

- l'expérience de l'unité de mon corps, accumulée dans ma mémoire inconsciente, se confond avec celle du style de mon existence, de mon allure corporelle. Avec le style, les parties de mon corps déploient une signification commune. Selon Duportail, cette signification est irréductible : elle précède les parties du corps, elle est présente en chacune d'elles dans l'habitude ("orientation répétée du corps au contact des choses mêmes"), elle est vécue dans l'action motrice et non pas contemplée comme une idée ou une forme. Cette perception ne nécessite ni intention de connaissance, ni interprétation. C'est une chose concrète, intrinsèquement signifiante, une saisie du sens par le corps percevant.

 

 

Pour montrer comment nous "vivons" l'espace, Guy-Félix Duportail met en relation le "noeud" merleau-pontyien avec celui de Lacan. Leur rencontre a lieu dans une structure topologique qui, selon lui, colle au mouvement du corps - et ne doit surtout pas être prise pour une idéalité séparable. Comme le dit Merleau-Ponty (Phénoménologie de la perception p179), "notre corps n'est pas objet pour un "je pense" : c'est un ensemble de significations vécues qui va vers son équilibre". Le corps n'est pas un objet, mais une "corde vivante créatrice d'espace", qui accomplit une performance en procédant par enveloppements progressifs, de proche en proche.

 

 

 


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