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Les collectes de l'Orloeuvre
   
     
Du jugement de Pâris à la culture européenne                     Du jugement de Pâris à la culture européenne
Sources (*) : Le beau et le sexuel               Le beau et le sexuel
Hubert Damisch - "Le Jugement de Pâris, Iconologie analytique I", Ed : Flammarion, 1992, p148

 

Le jugement de Paris (Cranach, 1513) -

Pour comparer la beauté des déesses, il fallait que Pâris les voie nues - car la beauté est originairement liée au champ du visible

   
   
   
                 
                       

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Dans leurs représentations du "Jugement de Pâris", les Grecs ne jugeaient pas utile de montrer les déesses (Aphrodite, Héra et Athéna) dans leur nudité. C'est que, pour eux, le concours ne portait pas sur la beauté au sens où nous l'entendons, mais sur les attraits des déesses, qui étaient aussi inséparables de leurs attributs (richesse et fécondité, souveraineté, force militaire) que de leurs accessoires (le casque ou le bouclier d'Athéna, la ceinture d'Aphrodite) ou de leurs vêtements.

Mais à l'époque de Cranach, au début du 16ème siècle, il en allait déjà tout à fait autrement. Pas question de juger de leur beauté sans les voir, et de préférence dans le plus simple appareil. Tout bouseux qu'il soit, et même engoncé dans son armure, Pâris exigeait de contempler le corps divin pour s'en faire une idée. Cranach montre les trois déesses dans leur beauté charnelle. Pâris, qui semble tombé de son cheval, en est tout retourné. Pour comparer, il faut bien qu'il regarde ces corps dans toute leur différence. Ce n'est pas affaire de métaphysique, mais de désir. Malgré leur air de ressemblance (qui fait plutôt penser à la beauté idéale), ce ne sont pas des modèles, mais de vraies femmes (même si la récompense donnée par Aphrodite n'a pas été son propre corps, mais celui d'Hélène). La preuve : au moment de recevoir la pomme, Aphrodite, et elle seule, a les cheveux dénoués.

 

 

 

 

 


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