Accueil
Projet
Derrida
Œuvrance
Sources
Scripteur
Mode d'emploi
 
         
           
Lire Derrida, L'Œuvre à venir, suivre sur Facebook L'activité du site, suivre le blog

 

TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

                     
                     
L'art, supplémen                     L'art, supplémen
Sources (*) : Damisch / Derrida, le beau               Damisch / Derrida, le beau
Hubert Damisch - "Le Jugement de Pâris, Iconologie analytique I", Ed : Flammarion, 1992, pp160-161

 

-

Un concept d'oeuvre de Jacques Derrida

[En plus de ce qu'elle représente, signifie ou figure, une oeuvre d'art en appelle à un supplément, elle promet une prime de plaisir, un plus-de-jouir]

Un concept d'oeuvre de Jacques Derrida
   
   
   
Est fiable une oeuvre qui annonce ou promet Est fiable une oeuvre qui annonce ou promet
La déconstruction, prise au sérieux               La déconstruction, prise au sérieux    
                       

Pour l'acquťrir, cliquez

sur le livre

 

Toute oeuvre donne à voir, figure, signifie ou représente - ce que l'iconologie ou la critique d'art tente d'analyser. Mais quelle que soit la profondeur ou la rigueur de l'analyse, il s'ajoute toujours autre chose :

- une jouissance sensuelle - beauté ou plaisir de l'oeil,

- le plaisir intellectuel, toujours renouvelé - ou renouvelable - de la découverte, du commentaire, de l'analyse, de l'interprétation,

- le prestige social que confère la propriété ou la contemplation de l'objet,

- l'expérience d'une transformation, d'un déplacement ou d'un mouvement, qui déforme ou défigure ce qui se laisse deviner. L'iconologie doit analyser les conditions de figurabilité des contenus inconscients, comme on le fait pour le rêve.

- la révélation d'une vérité, d'une signification - voire d'un organe - caché(e), qui s'annonce, qui est imminente, mais ne se produit pas,

- une part de mystère irréductible,

- etc...

Il y a dans toute peinture un bonus, un surplus qui la distingue de l'image courante. Kant a parlé d'ornement - sur un ton parfois péjoratif. A sa suite, Jacques Derrida s'est servi du mot grec parergon, qu'Hubert Damisch reprend à son compte. Freud pensait que la beauté, par la sublimation, mettait la pulsion sexuelle au service de la civilisation. Mais quelque chose va à l'encontre de cette sublimation (du désir, de la différence des sexes). Ce "quelque chose" est précisément ce que Manet a interrogé dans le Déjeuner sur l'herbe : un supplément inassimilable, qu'on ne peut jamais intégrer dans l'oeuvre elle-même.

En multipliant les figures secondaires de son Jugement de Pâris, destiné à être largement diffusé par la gravure, Raphaël cherchait à augmenter le plaisir du spectateur. Vers 1515, prime de plaisir et reproduction en série étaient déjà associés.

 

 

--------------

Propositions

--------------

-

[La peinture est une image d'un type particulier qui se caractérise par un surplus, un effet de plaisir spécifique qui la distingue de l'image courante]

-

[Une iconologie qui s'interroge sur la beauté doit se poser les questions de l'inconscient et de la figurabilité]

-

La beauté en art est de l'ordre du supplément

-

Montrer la beauté féminine, c'est suppléer à ce qui ne se montre pas : les organes génitaux de la femme

-

[Dans son "Déjeuner sur l'herbe", Manet pose sans détour la question de ce qu'il en est de la beauté dans l'art]

-

[En affirmant le privilège de la pulsion scopique, la beauté met la pulsion sexuelle au service de la civilisation]

-

Dans toute oeuvre réside une part de mystère ou de beauté que jamais l'iconologie ne pourra résoudre

-

[L'oeuvre d'art est promesse d'une révélation imminente, qui se redit sans cesse et ne se produit pas]

-

Pour une iconologie faisant sienne l'hypothèse de l'inconscient, une pensée ne peut devenir visible, dans le rêve comme dans l'art, que sous condition de figurabilité

-

Ce qui compte est moins ce qu'une oeuvre représente ou manifeste que ce qu'elle transforme (bas-relief hellénistique du "Jugement de Pâris")

-

Le "Jugement de Pâris", de Marcantoni Raimondi, aurait été la première gravure produite et reproduite spécialement pour être diffusée (vers 1510-11)

-

Dans l'atelier de Raphaël, la conception, l'invention, la copie, la reproduction, la répétition et la traduction des dessins, peintures et gravures étaient inséparables

 

 

 


Recherche dans les pages indexées d'Idixa par Google
 
   
 
 
Follow @pdelayin

 

 

 

 

 

   
 
     
 
                               
Création : Qylal

 

 
Idixa

Marque déposée

INPI 07 3 547 007

 

Damisch
ArtSupplement

AA.BBB

DamischDerrida

DE.LEX

ConceptOrloeuvre

LS.LLS

ArchiOeuvrePromesse

HP.LHH

GdoFabrique

EG.LEG

CN_ArtSupplement

Rang = MartSuppl
Genre = MR - IB