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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

                     
                     
Le beau, c'est le déplacé                     Le beau, c'est le déplacé
Sources (*) : Iconologie, beau, inconscient               Iconologie, beau, inconscient
Hubert Damisch - "Le Jugement de Pâris, Iconologie analytique I", Ed : Flammarion, 1992, p233

 

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Damisch / Derrida, le beau

[La beauté résulte d'une série de déplacements : organes sexuels, jouissance et dégoût vers visage, discours, forme et supplément]

Damisch / Derrida, le beau
   
   
   
Le beau et le sexuel Le beau et le sexuel
Hubert Damisch               Hubert Damisch    
Derrida, le beau                     Derrida, le beau    

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On trouve ces déplacements :

- chez Freud, quand il soutient qu'à l'origine de la beauté se trouve un déplacement vers le haut. La pudeur, la famille et la culture (se) protègent de la crainte de la castration ou d'une sexualité excessive en valorisant ou survalorisant une pulsion scopique qui se voudrait dépourvue de but sexuel ou pulsionnel (sublimation). Mais cet objectif n'est jamais atteint. La beauté a toujours partie liée avec l'inconscient - et le regard le plus apaisé véhicule aussi le désir.

- chez Kant, quand le jugement de goût écarte l'intérêt du sujet, quand il proscrit la jouissance pour la remplacer par un plaisir qualifié de pur et désintéressé, mais fait de parole et de discours.

- chez Derrida, quand l'énergie du dégoût, à laquelle on ne peut rien substituer (pas même le vomi, ce mot, cet objet qui fait limite et qu'une activité permet de maîtriser), se déplace sur l'expérience de ce non-savoir irréductible qu'eset le beau.

Hubert Damisch prend l'exemple du Jugement de Pâris. Dans ce mythe, c'est un mortel, Pâris, qui juge de la beauté; mais il ne peut en juger que parce que les thèmes du mythe - désir, plaisir sexuel, libre-arbitre, histoire - correspondent à des déplacements de la sphère sexuelle dans des domaines auxquels les immortels n'ont pas accès [car les immortels n'ont pas à se reproduire, ils vivent entièrement dans le mythe et non pas dans l'histoire]. Dans la beauté, ce qui fascine le mortel, ce qui le pétrifie, ce qui prédétermine son choix, n'a rien d'esthétique. C'est ce tout autre auquel les Grecs ont donné le nom de Gorgone.

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Georges Didi-Huberman choisit d'autres exemples : Mars et Vénus ou La Naissance de Vénus de Botticelli. Derrière ce corps gracieux et pudique, ce qui se dissimule est l'horreur de la castration d'Ouranos par son fils Cronos, ou la violence du Dieu de la guerre. La beauté n'est jamais pure : elle est le résultat d'un conflit.

 

 

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Propositions

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Le passage de l'homme à la station verticale, qui a rendu visibles les organes génitaux, est à l'origine de la beauté, de la pudeur, de la culture - et aussi de la prééminence de la vision

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Dans le plaisir pur mis en jeu par le jugement de goût kantien, il ne s'agit que d'un discours sur le beau - de la discursivité même du beau

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On appelle "nudité artistique" le produit d'un travail psychique qui fait penser ensemble (1) la beauté d'un corps visible (2) la blessure qui l'ouvre, sa cruelle effraction

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Montrer la beauté féminine, c'est suppléer à ce qui ne se montre pas : les organes génitaux de la femme

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La Gorgone apparaît comme l'emblème de l'"absolument autre", auquel les Grecs ont su donner forme

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Le regard est une structure propre à l'être humain, qui assure le passage de l'excitation au désir

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Il faut dissocier l'art, qui travaille à réconcilier les principes de plaisir et de réalité, de la jouissance esthétique (beauté), qui a partie liée avec l'inconscient

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Si le berger Pâris, désigné par les dieux, a choisi Aphrodite, c'est parce qu'on ne peut pas détacher la beauté idéale de la sphère sexuelle - dont seul un mortel peut juger

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[La fortune singulière du "Jugement de Pâris" dans la culture européenne tient aux thèmes associés dans la légende : beauté, désir, plaisir sexuel, libre-arbitre, histoire]

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Dans "La Naissance de Vénus", ce tableau-icône de la modernité, la déesse naît de la castration du Ciel (Ouranos) par son fils Cronos, dans une mer écumante de sperme

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Dans "La naissance de Vénus" de Botticelli, l'horreur de la castration est déplacée sur la pudeur de la déesse nue

 

 

 


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