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Les nuages en peinture                     Les nuages en peinture
Sources (*) : Iconomystica / Economimesis               Iconomystica / Economimesis
Hubert Damisch - "Théorie du nuage - Pour une histoire de la peinture", Ed : Seuil, 1992, pp55-56

 

Triomphe de la vertu sur le vice (Mantegna, 1499) -

Comme la couleur, le nuage intervient dans la peinture au titre de supplément - séduisant, inquiétant, suspect, confus, hors-norme et perturbateur

   
   
   
                 
                       

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A partir du 16ème siècle, les nuages se multiplient dans la peinture occudentale. Hubert Damisch cite Le Corrège (Assomption de la Vierge, Ascension du Christ, Io et Jupiter) ou Mantegna (le Saint Sébastien de Vienne). Dans le Triomphe de la Vertu sur le vice ci-contre, Mantegna a donné à l'un des nuages une étrange forme enthropomorphe (reproduite en haut à droite), qui semble redoubler la figure attachée à un arbre sur la gauche. Comment analyser cette singularité? Par opposition à la figure, le nuage participe de la composante sensible de la peinture. C'est une formation instable, sans contour ni même de couleur précise, qui participe des puissances de la matière. Vasari raconte que Piero di Cosimo se servait de toutes sortes de marques laissées sur les murs, et aussi de crachats de personnes malades, pour favoriser l'invention. Léonard de Vinci, lui aussi, recommandait de regarder les murs maculés de taches ou les pierres de couleurs mélangées pour imaginer des paysages, des batailles ou des compositions de figures ou de choses monstrueuses. Ainsi le hasard venait-il en aide aux peintres.

Dans le Triomphe de la Vertu, Mantegna a placé un pan de montagne sur le point de s'écrouler. A sa droite, un visage gigantesque apparait dans les nuées, qui peut ouvrir à toutes les analogies ou métamorphoses. Le nuage est un support privilégié de la rêverie. Si peindre est d'abord dessiner, alors le nuage est suspect. On peut le rapprocher de toutes sortes de matières colorées, des fards ou de la cosmétique - comme le pharmakon platonicien (ce milieu où, selon Derrida, se produit la différenciation). Il semble liquide, incolore; il reflète toutes sortes d'éléments denses ou aqueux qui échappent à l'ordre de la figure. Il est le signe ou l'indice d'une perturbation - voire d'une figure infernale, comme celle qui émerge face à la vertu.

Triomphe de la vertu sur le vice (Andrea Mantegna, 1499). En bas le tableau dans son entier, et en haut deux détails, une figure en haut de la colonne de gauche et une figure dans un nuage.

 

 

On trouve, dans cette oeuvre, à la fois une colonne et un nuage, deux symboles théophaniques.

 

 

 


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