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Les nuages en peinture                     Les nuages en peinture
Sources (*) : Iconomystica / Economimesis               Iconomystica / Economimesis
Hubert Damisch - "Théorie du nuage - Pour une histoire de la peinture", Ed : Seuil, 1992, p61

 

La vision du bienheureux Alonso Rodriguez (Zurbaran, 1630) -

Le nuage en peinture est porteur des ambiguités du concept de signe : il peut être conventionnel - en séparant le céleste du terrestre - ou exceptionnel, transgressif

   
   
   
                 
                       

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Quand un nuage est représenté dans une peinture, on peut le considérer comme un signe. A quoi sert-il? Selon les cas, son emploi peut correspondre à :

1. Un usage conventionnel. C'est le cas, par exemple, dans le tableau ci-contre de Zurbaran. Il s'agit d'une oeuvre tardive - parfois qualifiée d'archaïque, mais typique de cette valeur attribuée au nuage. En bas, le père Rodriguez, auteur d'ouvrages mystiques, agenouillé sur un sol quadrillé et accompagné d'un ange intercesseur, a les yeux tournés vers le Christ et la Vierge qui pressent un coeur entre leurs doigts. Le bienheureux reçoit les rayons célestes qui traversent une nuée sur laquelle repose également un groupe d'anges musiciens (dans une mise en scène qui ressemble à d'autres tableaux de Zurbaran, comme La messe du père Cabanuelas. L'espace du tableau est partagé en deux : une partie terrestre organisée selon les règles de la perspective, l'autre céleste d'une profondeur indéfinie. On retrouve cette distinction fortement marquée dans les écrits mystiques de Thérèse d'Avila.

Autre cas d'utilisation conventionnelle du nuage comme un signe : la Dispute du Saint Sacrement, peinte par Raphaël en 1509, ou encore la Vierge de Foligno, du même Raphaël.

2. Un usage non conventionnel, voire transgressif. C'est le cas des "coupoles célestes" que Le Corrège a peintes à Parme dans les années 1520 (l'Assomption de la Vierge du Duomo de Parme, et l'Ascension du Christ, à Parme également). L'utilisation des nuages déborde ici la simple convention, car certains personnages (les Apôtres) y trouvent un appui. Le nuage ne sert pas seulement à distinguer entre le ciel et la terre, c'est un élément constructif. Mais les Apôtres ne sont pas situés entièrement du côté céleste, ils s'appuient aussi sur l'intérieur de la cathédrale, du côté terrestre.

La vision du bienheureux Alonso Rodriguez (Francisco de Zurbaran, 1630).

 

 

 

 

 


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