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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

                     
                     
Iconomystica / Economimesis                     Iconomystica / Economimesis
Sources (*) :              
John Fergusson - "Par-dessus le marché", Ed : Galgal, 2007, Page créée le 2 mai 2012

 

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[L'"iconomystica" d'Hubert Damisch et l"economimesis" de Jacques Derrida communiquent par supplémentarité, substituabilité et surabondance infinie]

   
   
   
                 
                       

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Dans son chapitre intitulé "Iconomystica" (pp 61à 73 de son livre Théorie du Nuage, publié en 1972), Hubert Damisch analyse l'emploi conventionnel de figures hiérophaniques comme le nuage ou la colonne dans la peinture des 16ème et 17ème siècle. S'appuyant sur des oeuvres peintes par Raphaël (La Dispute du saint Sacrement) ou Francisco de Zurbaran (La messe du père Cabanuelas), on peut leur assigner une fonction précise, apparemment stable. Si Damisch fait état de cette fonction [séparer le profane du sacré (le nuage) ou les faire communiquer (la colonne)], c'est pour démontrer dans un second temps que cette stabilité est très relative. La "science des images qui enseignent les mystères de la foi" (que le jésuite allemand Jacob Masen a appelée iconomystica en 1649) ne conserve sa valeur symbolique que dans certaines conditions. Ce qui vaut pour Raphaël vers 1525 comme pour Zurbaran vers 1620-30 ne valait pas nécessairement pour le Corrège, qui avait introduit, dès les années 1520, dans ses coupoles parmesanes, des nuées et des nuages qui assignaient au sujet une toute autre position : non pas celle du spectateur, mais celle du sujet en extase.

Cela conduit à suggérer que les thèses développées dans la Théorie du nuage (1972) et celles avancées par Jacques Derrida entre 1967 et 1978 - notamment dans l'article Economimesis publié en 1975 dans l'ouvrage collectif Mimesis des Articulations - sont étroitement reliées. Ainsi, le concept de signe chez Damisch est ambigu, comme celui de Derrida; quand la couleur ou le nuage interviennent dans la peinture, c'est au titre de supplément; la colonne et le nuage sont substituables l'un à l'autre, etc...

 

 

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Propositions

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Dans le code pictural des 16è-17ème siècles, le nuage et la colonne ont valeur de hiérophanie; ils sont substituables l'un à l'autre

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Le nuage en peinture est porteur des ambiguités du concept de signe : il peut être conventionnel - en séparant le céleste du terrestre - ou exceptionnel, transgressif

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Comme la couleur, le nuage intervient dans la peinture au titre de supplément - séduisant, inquiétant, suspect, confus, hors-norme et perturbateur

 

 

 


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