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Cinéma, croyance et dénégation                     Cinéma, croyance et dénégation
Sources (*) : Le cinéma, machine imitante               Le cinéma, machine imitante
Jean-Louis Comolli - "Corps et cadre - Cinéma, éthique, politique", Ed : Verdier, 2012, p64

 

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Quelque chose résiste aux avancées techniques du cinéma, qui visent toujours à renforcer le leurre

   
   
   
                 
                       

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Depuis l'origine du cinéma, un puissant mouvement tend à renforcer l'impression de réalité produite pour le spectateur : passages du noir et blanc à la couleur, du muet au parlant, du son en studio au son hors studio, du son disjoint au son synchrone, du format carré au format allongé, du 1:1,33 au 1:1,65 puis au scope, du son mono au son stéréo puis au son dolby, de la 2D à la 3D, etc... Chaque fois, l'innovation technique tend vers plus de réalisme. Ce mimétisme sans cesse amélioré a une finalité idéologique (faire croire), mais chaque fois il est détourné par les réalisateurs : il donne lieu à des inventions qui ouvrent la voie à d'autres manières de filmer (par exemple la Nouvelle Vague, une innovation qui dépasse largement l'allègement du matériel utilisé pour le son), d'autres positionnements du spectateur. Ainsi les effets du progrès technique ne vont-ils pas toujours dans le sens d'un réalisme croissant. Ils sont imprévisibles.

Quelque chose résiste à la passion mimétique du cinéma, à cette volonté de puissance, à cette obsession de la transparence et de l'exhibition, une chose qui est, elle aussi, de l'ordre du réel, mais qui exige l'opacité, le secret. Dans le monde réel, tout n'est pas montrable, tout n'est pas visible ni filmable. Faire croire qu'on peut entrer partout, tout voir et tout entendre, est un mensonge. Il ne peut y avoir de règne de la transparence (mais totalement illusoire) que dans la publicité; le cinéma documentaire doit soit y renoncer, soit passer le relais à la fiction.

 

 

Steven Spielberg réalisant les Dents de la mer, en 1975.

 

 

 


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