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Cinéma, retrait                     Cinéma, retrait
Sources (*) : Cinéma, sujet               Cinéma, sujet
Jean-Louis Comolli - "Corps et cadre - Cinéma, éthique, politique", Ed : Verdier, 2012, pp90-91

 

Premier modele de pellicule des freres Lumiere (vers 1895) -

Le cinéma est un système de double traduction : du monde visible à un langage de machine, et d'un langage de machine à l'écran mental du spectateur

   
   
   
                 
                       

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Faire un film, c'est procéder à deux traductions successives :

1. Traduire le visible en langage de machine (la caméra). Cette opération qui consiste à transformer le monde vu en photogrammes (images instantanées successives) intercale une grille ou un prisme entre le visible et la machine. Elle laisse un reste : la partie du visible qui n'est ni filmée, ni enregistrée (des corps, des objets escamotés à la prise de vue). Le film donne une apparence de fluidité et de continuité, mais il est fait d'images distinctes qui laissent entre elles des trous d'espace-temps. Ce qui est effacé, oublié, subsiste comme manque, occultation, absence (le hors-cadre ou l'interimage - cette bande noire qui sépare les images successives). La loi du cinéma, c'est que quelle que soit la façon dont on filme, la machine impose un pas-tout. On film est toujours cadré et fragmenté. La traduction en langage-machine ne peut être que partielle.

2. Interpréter ce qui est montré par la machine (le projecteur). C'est la fonction du spectateur, confronté à la série des photogrammes. C'est lui qui introduit une analogie entre ce qu'il voit dans la vie et ce qu'il voit sur l'écran. Il n'a pas besoin de la totalité du visible pour produire une impression de réalité. A travers ses filtres mentaux, il traduit le langage machine. L'illusion ne lui est pas imposée, c'est lui qui désire se leurrer, c'est lui qui fait triompher le désir de croire, le déni de cette seconde traduction.

 

 

 

 

 


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