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Cinéma, croyance et dénégation                     Cinéma, croyance et dénégation
Sources (*) : Le cinéma, machine imitante               Le cinéma, machine imitante
Jean-Louis Comolli - "Corps et cadre - Cinéma, éthique, politique", Ed : Verdier, 2012, p100

 

Louis Lumiere et sa visionneuse -

En inventant une machine capable à elle seule de filmer, développer et projeter, les frères Lumière ont, d'un seul coup, mis en place la dénégation fondatrice du cinéma

   
   
   
                 
                       

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Les frères Lumière ont inventé le journalisme audiovisuel en même temps que le cinéma. Dans la même journée, ils étaient capables de filmer un événement, développer le film, le projeter aux personnes qui se voyaient sur un écran. Par une magie mécanique, la machine qui analysait les mouvements faisait tourner la pellicule et en réalisait la synthèse. Dans cette double traduction (du monde réel vers la machine et de la machine vers la représentation) seule la lumière changeait de place - venant du monde dans la première phase, elle provenait dans la dernière phase de l'intérieur de la caméra-projecteur. En se voyant en représentation, presque synchrones, les vivants touchaient une prime de présence.

Le plus étonnant, dans le dispositif, était la puissante impression de réalité qui en résultait. Des images en noir et blanc, sautillantes, fortement contrastées, incertaines, projetées par un appareil bruyant à des personnes qui étaient parfois elles-mêmes les acteurs, ont produit une illusion qui a fonctionné à plein. On croyait voir les ouvrières sortir de l'usine, les feuilles des arbres bouger, la locomotive entrer en gare. Dès le début, les deux principes antagonistes du cinéma étaient en place, la croyance et le doute avaient partie liée. "Je sais bien que tout cela est une fiction fabriquée par un appareil, mais néammoins je crois que ce qui est projeté sur l'écran est la vérité de la vie".

 

 

L'objectif à focale unique des frères Lumière avait une excellente définition. D'emblée, la profondeur de champ est apparue : on pouvait voir des éléments qui auraient été occultés à l'oeil nu (par exemple dans l'arrière-plan). Les spectateurs ont cru que la locomotive était réelle, ils ont eu peur, ils ont été stupéfaits, et pourtant ils savaient qu'ils se trouvaient dans un salon du boulevard des Italiens. La "ressemblance" avec la réalité était approximative et limitée, et pourtant l'illusion fonctionnait. Apparu en même temps que le cadre et le hors-champ, le leurre fonctionnait comme une garantie de réalisme.

 

 

 


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