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Sources (*) : Documentaire, sujet, doute               Documentaire, sujet, doute
Jean-Louis Comolli - "Corps et cadre - Cinéma, éthique, politique", Ed : Verdier, 2012, p113

 

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Avec la prise de son synchrone apparaît une nouvelle catégorie esthétique : le corps-parlant-filmé

   
   
   
                 
                       

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La caméra 16 mm Eclair-Coutant a été inventée à la fin des années 1950. Elle était capable d'enregistrer la voix d'une personne quelconque, dans un lieu quelconque, en même temps que son image. Ce qui était enregistré n'était pas un dialogue pré-écrit, mais une parole singulière. Une personne était, en même temps, individu de la vie réelle et être de cinéma. C'est le cas, par exemple, de Marceline Loridan avec son histoire, son corps (le tatouage d'Auschwitz), sa subjectivité particulière, son langage, sa parole, son désir et son rapport à la mort. Avec cette caméra, on pouvait enregistrer un trajet singulier articulé à un nom propre, un récit unique avec ses marques internes et externes. Jean Rouch pouvait éclater de rire, et l'on pouvait montrer, tout près du cadre, une main d'homme caresser un dos de femme.

L'utilisation de ce type de caméra conduit au cinéma documentaire, art figuratif par excellence selon Jean-Louis Comolli, qui transforme l'identité et l'individualité en narrativité et expressivité, mais aussi au journalisme audiovisuel, qui mondialise le synchrone, qui fait de l'individu quelconque le héros de l'individualisme.

Désormais, tout un chacun peut devenir enjeu et sujet de représentation.

Le cinéma documentaire produit l'individu quelconque comme corps-parlant-filmé. Cet individu n'est pas homogène, il est fait de disjonctions : entre corps filmé et pulsions, entre contrôle et mouvement involontaire, entre vouloir-dire et expression de l'insu, entre langage et inconscient, etc... Il inscrit un doute, une inquiétude quant à l'adéquation du corps parlant et de sa parole.

 

 

Chronique d'un été, film documentaire de Jean Rouch et Edgar Morin, 1960.

 

 

 


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