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Jean - Louis Comolli                     Jean - Louis Comolli
             

 

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Page créée le 30 août 2012.

[A partir de Jean-Louis Comolli]

   
   
   
                 
                       

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Jean-Louis Comolli a contribué pendant une quinzaine d'années aux Cahiers du Cinéma, qu'il a dirigés de 1966 à 1971. Il est aussi connu en tant que réalisateur : films documentaires et fiction. En tant que théoricien, il a développé une pensée critique du hors-cadre ou du hors-champ.

Propositions (les ttes de parcours sont entre crochets)

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[Au cinéma, la conscience du leurre coexiste avec sa dénégation : "Je sais bien, mais quand même"]

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[Le cinéma est un art de la soustraction, du retrait, de l'"understatement", de l'incomplétude]

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[Le cinéma convoque le spectateur en tant que sujet - dans sa division, sa crise, ses conflits et ses questionnements]

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[Avec le hors-champ, le cinéma amène la possibilité d'une pensée critique : prendre ses distances en ne montrant pas tout]

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[Le journaliste de cinéma documentaire avoue sa subjectivité; il doute, enquête, interagit avec le monde filmé et livre en les signant les résultats de son investigation]

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[Le spectacle rassemble les illusions de totalité, de continuité et de plénitude, tandis que le cinéma montre leurs défaillances]

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Le cinéma se filme lui-même en train de filmer, il se manifeste comme autoréflexif

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Le cinéma est contemporain de son temps car il ne réagit jamais en temps réel; il excède la conscience des hommes du moment

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Arrêter un film pour le décrire ou pour l'analyser, c'est le détruire en tant que cinéma, en faire un objet hors de moi

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Le cinéma choisit en faveur des plus faibles, il rend aux plus fragiles des personnages leur dignité perdue

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Filmer n'est pas montrer à la façon d'une caméra cachée, c'est établir une relation entre ce qui filme et ce qui est filmé

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Le désir d'être leurré entretient chez le cinéspectateur une incertitude sur la légitimité, la possibilité même de la croyance

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Avec le cinéma, l'homme a affaire à un fragment de visible qui ne procède pas d'une démarche perceptive humaine, mais d'un forçage machinique

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L'inévitable divorce des images et des mots ouvre, au cinéma, le jeu du temps

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Le cinéma a pris la suite d'une très ancienne histoire des images, dans laquelle la magie et les religions sont également prises

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Le cinéma est un système de double traduction : du monde visible à un langage de machine, et d'un langage de machine à l'écran mental du spectateur

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Il y a de la violence dans tout geste de filmer, et de la cruauté dans tout cinéma documentaire ("Délits flagrants", film de Raymond Depardon, 1994)

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Le docu-fiction efface les traces en tant que traces; il réécrit le passé en faisant comme s'il n'était pas passé

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Le cinéma documentaire, à la frontière entre le cinéma et l'information, est un lieu de passage, de traduction, de transformation et d'altération

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Comme le roman, le cinéma de fiction passe "à l'intérieur du secret" - un passage impraticable pour le cinéma documentaire

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En rendant visible la délimitation entre cadre et hors-cadre, le cinéma ouvre aux possibilités du hors-champ

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Le hors-champ, cette ombre sans frontière qui cerne l'éclat de l'écran, est aussi le lieu des projections mentales et la ligne de fuite des spectateurs

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Il n'y a d'excès dans la représentation que par les effets d'écriture de l'oeuvre, quand le spectateur, mis en crise, ne trouve plus sa place

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L'information télévisuelle est un régime de "visibilité générale", qui ramène les puissances magiques du cinéma au seul plan du visible

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"Voir, c'est cacher" - c'est sélectionner, et donc occulter une partie du visible

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Avec la prise de son synchrone apparaît une nouvelle catégorie esthétique : le corps-parlant-filmé

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En inventant une machine capable à elle seule de filmer, développer et projeter, les frères Lumière ont, d'un seul coup, mis en place la dénégation fondatrice du cinéma

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Derrière la fluidité et la continuité vivantes du cinéma se succèdent les photogrammes instantanés, squelettes discontinus du film

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Dans ce monde aux multitudes d'écrans, tout se passe comme s'il n'y avait plus pour référent aux images que d'autres images, aux fictions que d'autres fictions

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Il y a au départ de toute cinématographie un principe de falsification : la ressemblance avec la chose filmée censure le signifiant filmique

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Le cinéma est à la fois l'éclaireur et l'une des forces inexorables qui poussent à l'effondrement du surmoi, cette mutation de l'humanité

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Quelque chose résiste aux avancées techniques du cinéma, qui visent toujours à renforcer le leurre

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L'histoire du cinéma rend compte de notre rapport au monde visible - en nous le faisant voir

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Un nouveau genre de cinéma muet apparaît aujourd'hui, où l'agir élimine la parole, où les personnages n'éprouvent plus le désir de dire

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Alors que, dans le documentaire, la parole prouve la liberté de la personne filmée, elle est dans l'interview télévisuelle soumise aux questions, à l'expérience d'une non-écoute

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Dans l'"Homme à la caméra", de Dziga Vertov (1929), le leurre cinématographique est déconstruit, mis à distance, démonté - mais il n'en persiste pas moins

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Corps et cadre - Cinéma, éthique, politique (Jean-Louis Comolli, 2012) [CEC]

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Bibliographie de Jean-Louis Comolli

 

 

 


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