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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

 
   
Jean - Louis Comolli                     Jean - Louis Comolli
Sources (*) :                
Jean-Louis Comolli - "Corps et cadre - Cinéma, éthique, politique", Ed : Verdier, 2012,

Corps et cadre - Cinéma, éthique, politique (Jean-Louis Comolli, 2012) [CEC]

   
   
   
                 
                       

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Table

p9 : Place du spectateur et part de l'ombre

 

ARTICLES

p37 : 2004

p117 : 2005

p209 : 2006

p301 : 2007

p395 : 2008

p473 : 2009

p523 : 2010

 

 

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Formulations à partir de ce texte (les têtes de chapitre sont entre crochets) :

 

[Au cinéma, la conscience du leurre coexiste avec sa dénégation : "Je sais bien, mais quand même"]

[Le cinéma est un art de la soustraction, du retrait, de l'"understatement", de l'incomplétude]

[Le cinéma convoque le spectateur en tant que sujet - dans sa division, sa crise, ses conflits et ses questionnements]

[Avec le hors-champ, le cinéma amène la possibilité d'une pensée critique : prendre ses distances en ne montrant pas tout]

[Le journaliste de cinéma documentaire avoue sa subjectivité; il doute, enquête, interagit avec le monde filmé et livre en les signant les résultats de son investigation]

[Le spectacle rassemble les illusions de totalité, de continuité et de plénitude, tandis que le cinéma montre leurs défaillances]

Le cinéma se filme lui-même en train de filmer, il se manifeste comme autoréflexif

Le cinéma est contemporain de son temps car il ne réagit jamais en temps réel; il excède la conscience des hommes du moment

Arrêter un film pour le décrire ou pour l'analyser, c'est le détruire en tant que cinéma, en faire un objet hors de moi

Le cinéma choisit en faveur des plus faibles, il rend aux plus fragiles des personnages leur dignité perdue

Filmer n'est pas montrer à la façon d'une caméra cachée, c'est établir une relation entre ce qui filme et ce qui est filmé

Le désir d'être leurré entretient chez le cinéspectateur une incertitude sur la légitimité, la possibilité même de la croyance

Avec le cinéma, l'homme a affaire à un fragment de visible qui ne procède pas d'une démarche perceptive humaine, mais d'un forçage machinique

L'inévitable divorce des images et des mots ouvre, au cinéma, le jeu du temps

Le cinéma a pris la suite d'une très ancienne histoire des images, dans laquelle la magie et les religions sont également prises

Le cinéma est un système de double traduction : du monde visible à un langage de machine, et d'un langage de machine à l'écran mental du spectateur

Il y a de la violence dans tout geste de filmer, et de la cruauté dans tout cinéma documentaire ("Délits flagrants", film de Raymond Depardon, 1994)

Le docu-fiction efface les traces en tant que traces; il réécrit le passé en faisant comme s'il n'était pas passé

Le cinéma documentaire, à la frontière entre le cinéma et l'information, est un lieu de passage, de traduction, de transformation et d'altération

Comme le roman, le cinéma de fiction passe "à l'intérieur du secret" - un passage impraticable pour le cinéma documentaire

En rendant visible la délimitation entre cadre et hors-cadre, le cinéma ouvre aux possibilités du hors-champ

Le hors-champ, cette ombre sans frontière qui cerne l'éclat de l'écran, est aussi le lieu des projections mentales et la ligne de fuite des spectateurs

Il n'y a d'excès dans la représentation que par les effets d'écriture de l'oeuvre, quand le spectateur, mis en crise, ne trouve plus sa place

L'information télévisuelle est un régime de "visibilité générale", qui ramène les puissances magiques du cinéma au seul plan du visible

"Voir, c'est cacher" - c'est sélectionner, et donc occulter une partie du visible

Avec la prise de son synchrone apparaît une nouvelle catégorie esthétique : le corps-parlant-filmé

En inventant une machine capable à elle seule de filmer, développer et projeter, les frères Lumière ont, d'un seul coup, mis en place la dénégation fondatrice du cinéma

Derrière la fluidité et la continuité vivantes du cinéma se succèdent les photogrammes instantanés, squelettes discontinus du film

Dans ce monde aux multitudes d'écrans, tout se passe comme s'il n'y avait plus pour référent aux images que d'autres images, aux fictions que d'autres fictions

Il y a au départ de toute cinématographie un principe de falsification : la ressemblance avec la chose filmée censure le signifiant filmique

Le cinéma est à la fois l'éclaireur et l'une des forces inexorables qui poussent à l'effondrement du surmoi, cette mutation de l'humanité

Quelque chose résiste aux avancées techniques du cinéma, qui visent toujours à renforcer le leurre

L'histoire du cinéma rend compte de notre rapport au monde visible - en nous le faisant voir

Un nouveau genre de cinéma muet apparaît aujourd'hui, où l'agir élimine la parole, où les personnages n'éprouvent plus le désir de dire

Alors que, dans le documentaire, la parole prouve la liberté de la personne filmée, elle est dans l'interview télévisuelle soumise aux questions, à l'expérience d'une non-écoute

Dans l'"Homme à la caméra", de Dziga Vertov (1929), le leurre cinématographique est déconstruit, mis à distance, démonté - mais il n'en persiste pas moins

Corps et cadre - Cinéma, éthique, politique (Jean-Louis Comolli, 2012) [CEC]

 

 

 


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