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Sources (*) : Les nuages en peinture               Les nuages en peinture
Hubert Damisch - "Théorie du nuage - Pour une histoire de la peinture", Ed : Seuil, 1992, p203

 

La Vision des sept chandeliers (Durer, 1498) -

Avec l'Apocalypse de Dürer (1498), l'irruption du ciel sur la terre se traduit par une déchirure dans l'ordre même de la représentation

   
   
   
                 
                       

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En 1498, Dürer a été le premier artiste à publier à son compte, en tant que maître d'oeuvre, une série de xylographies sous forme de livre. C'est l'Apocalypse, qui comprend une page de titre plus 15 gravures. Au moment où Luther menait sa lutte contre Rome et où, à Florence, Savonarole achevait son aventure dans les flammes du bûcher, Dürer montrait, pour la première fois dans l'histoire de l'art chrétien et non sans une certaine ironie, la fracture de l'ordre cosmique. Il ne s'est pas contenté de la représenter symboliquement. Partant d'un texte mystique qu'on peut qualifier d'infigurable, il a choisi les passages à partir desquels il pouvait fabriquer des sortes de fantasmes. Se confrontant au problème de la figurabilité de manière quasi-freudienne, il a joué sur le contraste "entre le rendu naturaliste des figures et un mode de présentation résolument antinaturaliste" (Damisch p204).

Dans la gravure ci-contre, intitulée la Vision des sept chandeliers, les candélabres se déploient sur des nuées ou des colonnes de fumée. Les nuées elles-mêmes sont soustraites aux lois de la construction géométrique, tandis que les chandeliers sont représentés en perspective. "La profondeur de l'espace est tout ensemble affirmée et niée" dit Damisch qui cite Max Dvorak et Erwin Panofsky. Alors que la vision contredit à la notion même de représentation, alors qu'elle repose sur un effet hallucinatoire peu vraisemblable, elle continue à s'inscrire dans un espace illusionniste.

La tension est encore plus forte que dans le Saint Jean du Corrège.

 

 

"Je me retournai pour regarder la voix qui me parlait; et m'étant retourné, je vis sept candélabres d'or entourant comme un Fils d'homme, revêtu d'une longue robe serrée à la taille par une ceinture en or.

Sa tête avec ses cheveux blancs, est comme de la laine blanche, ou de la neige, ses yeux comme une flamme ardente, ses pieds pareils à de l'airain précieux que l'on aurait purifié au creuset, sa voix comme le mugissement des grandes eaux.

Dans sa main droite il a sept étoiles, et de sa bouche sort une épée effilée, à double tranchant, et son visage, c'est comme le soleil qui brille dans tout son éclat.

A sa vue, je tombai à ses pieds, comme mort ; mais lui me toucha de sa main droite en disant :" Ne crains rien, C'est moi, le Premier et le Demier, le Vivant ; j'ai été mort et me voici vivant pour les siècles des siècles, détenant la clé de la mort et de l'Hadès. Ecris donc tes visions le présent et ce qui doit arriver plus tard.

Quant au mystère des sept étoiles que tu as vues dans ma main droite et des sept candélabres d'or, le voici : les sept étoiles sont les Anges des sept Eglises ; et les sept candélabres sont les sept Eglises."

(Apocalypse, I, 12-20)

 

 

 


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