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Les nuages en peinture                     Les nuages en peinture
Sources (*) : L'impressionnisme               L'impressionnisme
Hubert Damisch - "Théorie du nuage - Pour une histoire de la peinture", Ed : Seuil, 1992, p266

 

Pluie, vapeur, vitesse (William Turner, 1844) -

La perspective, aujourd'hui

Même quand, selon John Ruskin, elle se met "au service des nuages", la peinture du 19ème siècle reste fidèle aux principes de la scène perspective

La perspective, aujourd'hui
   
   
   
                 
                       

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Dans son livre Modern Painters, rédigé vers 1840, John Ruskin propose une formule pour décrire la peinture de son époque : "the service of clouds". La nébulosité, le "nuagisme" (cloudiness), formeraient le trait distinctif du paysage "moderne". La rupture à l'égard de la tradition académique personnifiée par Poussin ou Claude Lorrain se reconnaîtrait dans la "vérité" des cieux. Quelle vérité? Elle est encore empruntée à l'ordre de la représentation : spectacle, mise en scène du ciel, de la puissance divine et du firmament.

Cette scène céleste serait organisée en trois systèmes :

- la région centrale, que montre abondamment la peinture traditionnelle,

- la région supérieure - telle que William Turner la privilégie le plus souvent,

- la région inférieure, celle des montagnes, du sublime, de la pluie et des vapeurs, avec ses étendues ouvertes, sans forme ni consistance, que les modernes ont investie en s'intéressant à l'aspect sensible des nuages, à leurs effets atmosphériques.

Le passager, l'incertain, l'inintelligible, le mystérieux, le vague, le léger, l'imparfait, tout cela contraste avec le soin du détail qui caractérisait la peinture médiévale (et aussi celle de la Renaissance). Turner, principal représentant du nuagisme et du flou, est aussi celui qui refuse de dévoiler les choses. On ne les voit qu'en partie, elles restent continûment mystérieuses, elles expriment un infini métaphysique ou religieux. Et pourtant ce peintre connu pour sa mémoire prodigieuse savait les dessiner avec la pointe. Il prenait soin de mettre les nuages eux-mêmes en perspective.

 

 

Dans ce tableau célèbre de Turner, Pluie, vapeur, vitesse (1844), le "service des nuages" est associé au chemin de fer (emblème par excellence de la modernité). Sous la fumée des locomotives, c'est la ligne qui reste prévalente. Ni Turner, ni Ruskin, n'ont renoncé au point de vue traditionnel du régime perspectif. Sous le desserrement apparent des contraintes formelles, c'est ce régime qui reste le fondement du système.

 

 

 


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