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Sources (*) :              
Guideon Berto - "La Bague ouverte", Ed : Galgal, 2007, Page créée le 5 octobre 2012

 

Verset Genese (2,3) -

Dieu s'est reposé de son oeuvre, il s'est arrêté dans son travail en ne laissant à l'homme qu'un verbe, "pour faire" (laassot), afin qu'il s'en saisisse

   
   
   
                 
                       

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Le contraste est saisissant entre les deux traductions proposées ci-contre pour le même verset de la Genèse (2,3). Selon le Rabbinat (c'est-à-dire le Rabbinat de l'époque du Grand-Rabbin Zadoc Kahn, dans la traduction parue en 1899), Dieu s'arrête de travailler parce qu'il a fini. Tout étant organisé, il peut se reposer. Selon la traduction d'André Chouraqui parue en 1989, Dieu s'arrête, mais rien n'est fini. Il chôme en lui, mais la création continue. On explique traditionnellement qu'il appartient à l'homme de parachever, de parfaire la création, mais cette interprétation laisse intacte l'idée selon laquelle la création aurait un but : la perfection. Mais on ne voit rien de parfait dans le texte biblique. Même quand les cabalistes soutiennt que le "faire" est porteur d'une réparation (tiqoun) des brisures laissées dans le monde par la création, ils ne fixent pas à l'avance le but ou la finalité de cette réparation. Rien ne dit qu'elle conduira plutôt à la rédemption (gueoula) qu'à l'exil (galout) - deux mots qui sont étymologiquement inséparables.

Si l'on suit le rabbin Boissière (ci-contre), le "faire" n'a aucune signification prédéterminée. C'est un acte (au sens d'un acte de parole), une oeuvre performative qui produit elle-même les conventions sur lesquelles elle repose.

 

 

"C'est un mot qui dépasse, un mot qui n'a ni complément d'objet, ni sujet. Pour faire, cela ne veut strictement rien dire sur le plan grammatical. Si le cosmos des Grecs est complètement fini, le travail dans la pensée juive est quelque chose à poursuivre. L'homme va devoir se saisir de ce petit verbe laassot qui dépasse comme une poignée, pour tisser les fils de son habitation dans le monde et, d'emblée, le travail est proposé comme une des modalités de l'alliance" (Citation du rabbin Yann Boissière dans Tenoua, septembre 2012).

 

 

 


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