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Les collectes de l'Orloeuvre
   
     
Le Caravage détruit la peinture                     Le Caravage détruit la peinture
Sources (*) : Perspective, énonciation, sujet               Perspective, énonciation, sujet
Louis Marin - "Détruire la peinture", Ed : Champs-Flammarion, 1997, p17

 

Paysage avec un homme tue par un serpent (Poussin, 1648) -

Parler d'un tableau, c'est substituer au plaisir que procurent ses lignes et ses couleurs la jouissance du langage : celle du secret déchiffré et de l'énigme offerte au désir

   
   
   
                 
                       

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Tout se passe comme si Louis Marin devait se justifier. Comment trouve-t-il, lui théoricien et penseur, le chemin de l'oeuvre de peinture? Il en parle. En parler, c'est renoncer au plaisir immédiat de la contemplation, c'est faire mourir la jouissance sensuelle et sensible et la remplacer par une autre jouissance : celle du langage, de l'interprétation et du discours. Sans doute Poussin avait-il fait un choix équivalent lorsqu'il a déclaré que Le Caravage détruisait la peinture - car ses oeuvres étaient des objets émotionnels, pas les supports d'un récit. Il faut au contraire (soutenait Poussin), cueillir "le rameau d'Or de Virgile" - celui du poète, du penseur. Alors seulement peut-on accéder à l'autre jouissance, celle où la parole résonne avec l'oeuvre picturale.

Dans Les Bergers d'Arcadie, Poussin a directement fait parler la représentation. Il lui a fait dire Et in Arcadia Ego, "Moi, la mort, je suis dans le pays des Délices" - oubliant que, la plupart du temps, les tableaux sont muets.

Paysage avec un homme tué par un serpent (Nicolas Poussin, 1648).

 

 

Dans son Dialogue des Morts, Fénelon fait converser Poussin et Léonard de Vinci à propos de ce tableau. Léonard commence par dire qu'il ne le comprend pas. Il n'y a même pas de récit, dit-il, c'est Poussin qui fait un caprice. Et Poussin de répondre : "C'est un caprice. Ce genre d'ouvrage nous sied fort bien pourvu que le caprice soit réglé et qu'il ne s'écarte en rien de la vraie nature".

- Iemanja : Voilà un tableau comme je les aime. une seule énigme mais aucune solution valable pour tous : chacun peut inventer sa propre histoire.

 

 

 


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