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Allegorie du printemps (Botticelli, 1477) -

L'"Allégorie du Printemps" (tableau de Sandro Botticelli, vers 1477-82) pourrait être intitulé : "le Royaume de Vénus"

   
   
   
                 
                       

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C'est Vasari qui a donné à ce tableau son titre, le Printemps, vers 1550, mais son thème est aussi la ville de Florence. On y trouve six figures féminines encadrées par deux hommes. De droite à gauche, on peut voir Zéphyr, Dieu du vent, qui souffle une brise humide et chaude sur une nymphe de la terre, troublée, en robe blanche avec des fleurs qui lui sortent de la bouche (il s'agit d'une poursuite amoureuse, une jeune fille séduisante, à demi dévêtue, fuyant devant un Dieu). Cette nymphe, qui est aussi Flore dans sa jeunesse, dont on dit qu'elle changeait en fleurs tout ce qu'elle touchait, frôle le personnage suivant qui est, selon les interprétations, la déesse du Printemps, Flore ou Florence en majesté [car ce tableau est aussi une apologie de la ville de Florence], ou encore la Vierge Marie, avec son auréole de fleurs. Elle seule marche en direction du spectateur (peut-être ouvre-t-elle la voie à Vénus qui la suit). Puis vient (au centre de la toile) Vénus (Aphrodite) avec son ventre rond, prête à enfanter le monde, surmontée par un Cupidon (Eros) qui décoche des flèches incandescentes vers les trois Grâces, que la dite Vénus désigne de sa main. Ces trois soeurs dansantes ont pour nom Aglaé, Euphrosyné et Thalia : la première donne, la seconde reçoit et la troisième rend. Elles se tiennent la main, habillées de fines robes transparentes (à noter que les plis de celle de gauche laissent deviner une ceinture qui n'est pas représentée). A gauche du tableau se trouve Hermès (Mercure) avec son casque, sa chlamyde (le vêtement drapé), son caducée à la main, son glaive recourbé, et ses sandales ailées. C'est lui qui garde le jardin et en chasse les nuages.

Dans ce jardin paradisiaque, il y aurait (dit-on) plus de 500 espèces de plantes; les orangers fleuris indiquent que nous sommes au mois de mai.

Dans la villa des Médicis de Castello près de Florence : le Printemps était, à l'époque de Vasari, disposé en face de la Naissance de Vénus. Ces deux oeuvres ont été souvent rapprochées. Toutes deux semble vouloir concilier la tradition médiévale et la pensée classique qu'inventaient à cette époque les humanistes auxquels le peintre était étroitement lié. Encadrée dans cette sorte de tapisserie gothique, chaque silhouette est présentée pour sa beauté. Venus, vêtue avec décence, lève la main dans un geste qui évoque une Vierge de l'Annonciation.

 

 

Botticelli a hérité de l'Antiquité le thème des Trois Grâces (corrélat du Jugement de Pâris). Mais tandis que les Grecs ne jugeaient pas utile de montrer les trois déesses nues, Botticelli, qui s'inspire peut-être des figures hellénistiques de Ménades qu'il pouvait voir à son époque, les représente dans un mouvement de danse, recouvertes d'un léger voile. Le visage de chacune des Grâces est individualisé. Entre la beauté émouvante et la beauté céleste, la fragilité et l'immortalité, il s'agit de ne pas choisir.

 

 

 


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