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Le concept d'oeuvre, diffractions                     Le concept d'oeuvre, diffractions
Sources (*) : Un concept d'oeuvre de Jacques Derrida               Un concept d'oeuvre de Jacques Derrida
Pierre Delain - "Pour une œuvrance à venir", Ed : Guilgal, 2011-2016, Page créée le 5 mai 2013

[On peut retrouver, sous d'autres signatures, différents aspects, fragments ou diffractions du concept derridien d'"oeuvre"]

   
   
   
                 
                       

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Le concept d'oeuvre chez Jacques Derrida n'est pas isolé dans son époque. On peut trouver, disséminée et diffractée, une approche comparable chez d'autres auteurs. Exemples : Freud, Heidegger, Lacan, Lyotard et le courant complexe de la pensée franco-allemande qu’on peut associer au nom de Walter Benjamin. Citons aussi, toujours parmi les écrivains mais dans d'autres champs : Carl Einstein, Rosalind Krauss ou Georges Didi-Huberman. Ou encore Proust, Kafka, Artaud ou Georges Bataille - sans compter les arts modernes ou contemporains (visuels, auditifs ou autres) - où le sensible n'exclut pas le conceptuel.

Parler de "diffraction" d'un concept est sans doute un abus de vocabulaire. Mais après tout 1/ le mot diffraction a pour étymologie le latin classique diffringere « briser » 2/ On utilise aujourd'hui ce mot pour désigner un phénomène ondulatoire. Wikimedia donne la définition suivante : La diffraction est le comportement des ondes lorsqu’elles rencontrent un obstacle qui ne leur est pas complètement transparent. 3/ Toutes sortes de phénomènes peuvent être concernés : lumière, mais également son, vagues, neutrons. 4/ Un concept, s'il a des sources multiples, peut rencontrer des diffractions multiples.

On peut aussi interpréter la diffraction comme une sorte de traduction, à la façon dont Walter Benjamin, dans son texte de 1923, parle de faire mûrir la semence du pur langage. La traduction, pour Benjamin, n'est pas l'adaptation ou la transposition d'un texte préexistant, mais la contribution à sa survie par une invention, une création. En écrivant dans une autre langue, le traducteur voudrait s'acquitter d'une dette qu'il a souscrite à l'égard de l'auteur, mais il doit pour cela changer de plan, ouvrir l'oeuvre à un autre monde. Ainsi en est-il de la diffraction au sens où je l'entends ici : pour un concept d'oeuvre, plusieurs mondes, une infinité de mondes.

Dans la perspective proposée, ce qui est diffracté n'est pas n'importe quel concept, c'est celui qui est marqué, signé, poinçonné du nom de Jacques Derrida, tel qu'on peut le lire sous un certain angle, qui est celui du singulier, de l'unique, en tant qu'il ne trahit ni n'avoue le secret. C'est une définition large, mais pas illimitée. Toutes les oeuvres n'y entrent pas, ni toutes les pensées de l'oeuvre.

 

B.

Première formulation : Admettons que Jacques Derrida ait proposé et défini un concept d'oeuvre spécifique, unique, distinct du concept qui existait jusqu'alors. Peut-on, partant de certains ouvrages, travaux, expériences, réalisations ou objets, retrouver ce concept?

Deuxième formulation : Si un certain concept d'oeuvre a été défini à un certain moment, dans un certain contexte et une certaine situation, ce n'est pas un hasard. D'autres travaux dans d'autres domaines, signés par d'autres auteurs, aboutissent à un concept équivalent.

Voyons quelques exemples :

 

M.

- L'OEUVRE DE SIMON HANTAÏ, PRISE DANS SON ENSEMBLE.

On pourrait dire, au premier degré, que Simon Hantaï a la hantise dans son nom. Mais bien sûr cela va plus loin. C'est toute son oeuvre qui semble hantée, mais par quoi? Ni par un mot, ni par un souvenir, plutôt par un geste à la fois calculé et aussi incalculable que possible [calculé pour être incalculable], un geste dont l'oeuvre présentée apparaît, dans sa beauté, comme un reste.

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Propositions

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-

[Hanté par la peinture, Simon Hantaï a trouvé pour elle une forme de survie où le nom hante l'acte de la main]

 

 

 


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