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Derrida, le judaïsme                     Derrida, le judaïsme
Sources (*) : Derrida, la vie, la survie               Derrida, la vie, la survie
Jacques Derrida - "Force de loi - le "Fondement mystique de l'autorité"", Ed : Galilée, 1994, p126- Le prénom de Benjamin

 

La destruction de Qorah (bible Holman, 1890) -

Derrida, le juste

Walter Benjamin réveille la tradition judaïque selon laquelle le plus vivant de la vie - qui vaut plus que la vie -, c'est sa justice, l'avenir de son être-juste

Derrida, le juste
   
   
   
Derrida, l'à - venir Derrida, l'à - venir
               
                       

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Dans son texte de 1920-21, Critique de la violence, Walter Benjamin oppose la violence mythique du monde grec à la violence divine dans le judaïsme. Les dieux grecs sont des fondateurs de droit qui ne s'appuient sur aucune règle préexistante, mais sur le pouvoir comme tel. Ils n'hésitent pas à verser le sang pour affirmer leur puissance, comme le montre le massacre des enfants de Niobé. Au contraire, le Dieu juif détruit le droit. Sa violence s'exerce sur la vie, mais sans effusion de sang. On peut interpréter cette opposition benjaminienne en distinguant :

- ce que Benjamin appelle la vie pure et simple, l'âme du vivant, et Derrida le vivant en tant que tel. Avec la violence divine (judaïque), le commandement divin "Tu ne tueras point" n'est pas transgressé : pour sauver le vivant, au nom de la justice, des vies peuvent être détruites. Il y a respect de la vie au-delà du droit, au-delà du jugement, pour préserver, inconditionnellement, l'avenir de la justice.

- la vie naturelle d'un individu avec ses caractéristiques personnelles, ses biens (par exemple Qorah dans l'histoire biblique). Mëme si cette vie-là est protégée par le droit, elle n'est pas sacrée, elle peut être sacrifiée. A condition qu'aucune règle automatique ne soit appliquée, on peut décider, exceptionnellement (par exemple en cas de légitime défense), une mise à mort.

La destruction de Qorah, Dathan et Abiram (bible Holman, 1890).

 

 

Jacques Derrida est assez ambigu sur la question de savoir s'il partage ce point de vue benjaminien. Il maintient ses distances, il laisse à Benjamin la responsabilité de ses affirmations. Plus loin, dans le Post-Scriptum au Prénom de Benjamin (p146), il expliquera que Benjamin est trop heideggerien, messianiste-marxiste ou archéo-eschatologique pour lui. Et pourtant la logique de Benjamin (qui est aussi celle de Carl Schmitt), selon laquelle seul l'exercice de la souveraineté (en l'occurrence la violence divine, supposée au service de la justice) peut déplacer un autre exercice de la souveraineté (la violence mythique, au service du droit) se retrouve d'une autre façon chez Derrida. La déconstruction, qui est la justice, n'est-elle pas, elle aussi, un exercice de la souveraineté?

 

 

 


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