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Derrida, la philosophie                     Derrida, la philosophie
Sources (*) : Derrida, l'à - venir               Derrida, l'à - venir
Jacques Derrida - "Le droit à la philosophie du point de vue cosmopolite", Ed : Unesco, 1997, pp45-50

 

Allegorie de la philosophie (Robert L. Reid, 1896) -

La dette, devenue infinie à l'égard du monde, appelle à un droit infini à la philosophie, qui ouvre sur une démocratie à-venir, une cosmopolitique au contenu imprévisible

   
   
   
               
                       

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Cette formulation plutôt compliquée tend à restituer le raisonnement de Jacques Derrida dans son texte intitulé Le droit à la philosophie d'un point de vue cosmopolitique, où il commente un autre texte écrit par Kant en 1784, Idée d'une histoire universelle au point de vue cosmopolitique, texte lu lors de la table-ronde de l'UNESCO du 23 mai 1991 intitulée "Le droit à la philosophie du point de vue cosmopolitique" (titre probablement choisi par Derrida lui-même, en référence à son livre paru l'année précédente : Du droit à la philosophie). Il faut partir de la fin du texte de Derrida, qui cite, à la fin du texte de Kant, un "exemple" choisi par ce dernier. Pour justifier son idée de "Société des nations", Kant fait remarquer que si les Etats s'engagent dans des guerres, leur dette ne fait qu'augmenter, ce qui peut conduire à des résultats imprévisibles. C'est ce danger, extérieur à toute législation, qui devrait dans l'avenir les pousser vers un "Etat cosmopolitique universel", "foyer où se développeront toutes les dispositions originaires du genre humain".

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Le mot cosmopolitique ou cosmopolis n'a été inventé ni par Derrida, ni par Kant, mais dans l'Antiquité, peut-être par Diogène (celui de Sinope, dit le Cynique ou encore le Chien). Il n'est donc nullement récent - et pourtant très actuel.

En signant des chartes internationales du type de celle de l'UNESCO, les peuples prennent un engagement infini pour la culture, l'enseignement, la démocratie. Certes, la mise en oeuvre de cet engagement présente d'énormes difficultés, y compris le risque d'hégémonie de la culture occidentale, européo-centrée. Mais en s'engageant dans ces échanges, les nations signataires hybrident leurs traditions, les greffent les unes sur les autres, elles dé-limitent [au sens non pas de délimiter, mais de défaire les limites] qui assignent chacune des histoires à son origine. Il ne s'agit pas d'un cosmopolitisme abstrait (universel), mais d'une transformation de la pensée qui ne serait ni appropriation, ni expropriation, mais ex-appropriation : le droit de tous (c'est-à-dire de n'importe qui, quelle que soit sa classe, son âge, son sexe, sa nation, sa religion, son degré de savoir, etc...) à s'approprier tous les modèles, les déplacer, les déborder, les mettre en oeuvre dans des idiomes multiples, chaque fois originaux, produisant chaque fois un événement qui touche au concept du propre et du rapport à soi.

 

 

Les problèmes qui se posent aujourd'hui (écologie, bioéthique, droit international, etc...) sont toujours et traditionnels, et nouveaux. Un droit illimité à la philosophie, un appel à la philosophie, une philosophie ouverte et sans limite, est aujourd'hui urgent, irréductible, et indissolublement lié à une réflexion sur ce que serait une démocratie effective.

 

 

 


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