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Sources (*) :              
Jan Patocka - "Essais hérétiques sur la philosophie de l'histoire", Ed : Verdier, 1990, pp80-81

 

Statue personnifiant l'arete dans la bibliotheque de Celsus ˆ Ephese -

L'histoire apparaît là où l'"aretê" - l'excellence de l'homme qui vit pour autre chose que pour le simple fait de vivre - peut se faire valoir par la loi de la cité, qui est "polemos"

   
   
   
                 
                       

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Pour comprendre la façon dont l'histoire a commencé en Occident (l'histoire de l'Occident, mais aussi l'histoire en général) Jan Patocka reprend l'analyse de Hannah Arendt dans La Condition de l'homme moderne. Celle-ci oppose (1) le travail comme processus vital, intéressé seulement à la préservation de la vie (zôé) à (2) l'oeuvre, un ensemble d'artefacts qui s'ajoute au monde, au-delà de la simple reproduction de la vie (bios); et elle ajoute un troisième niveau : (3) l'action (ou bios politikos, le jeu des affaires humaines dans l'espace public) qui n'implique aucune sorte de fabrication d'objets, mais fait du neuf. Pour ce troisième type, Patocka parle de la vie libre comme telle : une transformation vitale, un essor, une vigilance, une prise de risque, une exposition au péril. A la place d'une vie acceptée, subie, elle ouvre des possibilités, elle fait apparaître le monde sous un jour nouveau, elle le rend problématique. C'est l'étonnement dont parlent Platon et Aristote, à l'origine de la sagesse et de la philosophie (bios philosophikos).

Le cité émerge dans un double combat, au dedans et au-dehors, qui ébranle les certitudes de la vie acceptée. Être citoyen (politês), c'est accepter la lutte continuelle, le fait que la justice (Dikê) ne puisse se faire que par la discorde (Eris). C'est Polemos (le combat, la guerre), qui unit les parties rivales et ouvre la possibilité du commun, de la concordance ou compréhension (Phronêsis). C'est là qu'intervient l'aretê, cette vertu qui permet à chacun de réaliser son plein potentiel, d'accéder à l'excellence (le mot est issu du grec aristoi, meilleur). Toute personne qui sait atteindre ses buts réalise l'aretê.

 

 

Statue personnifiant l'"aretê", sur la façade de la bibliothèque de Celsus à Ephèse.

 

 

 


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