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de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Derrida, la bouche                     Derrida, la bouche
Sources (*) : Derrida, la poésie               Derrida, la poésie
Jacques Derrida - "Béliers. Le dialogue ininterrompu : entre deux infinis, le poème", Ed : Galilée, 2004, pp54-55

 

Une bouche porteuse de monde (Patrice Dufebure, 2013) -

Derrida, bénédiction, malédiction

Autour d'une bouche parlante, le poème salue l'autre, il le bénit, il le porte

Derrida, bénédiction, malédiction
   
   
   
Derrida, le deuil Derrida, le deuil
L'oeuvre porte le monde de l'autre               L'oeuvre porte le monde de l'autre  
                       

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Après avoir présenté une analyse formelle du poème de Paul Celan, Grosse, glühende Wölbung (Grande voûte incandescante), Jacques Derrida s'attarde sur sa dernière phrase, Die Welt ist fort, ich muss dich tragen (Le monde est parti, il faut que je te porte), cette phrase à partir de laquelle on pourrait être tenté d'interpréter l'ensemble du poème. Je te porte, dit le poème, s'adressant, semble-t-il, au lecteur. Pourquoi devrait-il porter l'autre, ce poème, en fonction de quel verdict, de quelle promesse? Pour Die Welt ist fort, Derrida propose une série de traductions (le monde s'en est allé, n'est plus, est perdu, le monde est loin, etc...), mais l'hypothèse qu'il privilégie est celle de la mort du destinataire. Il faut faire son deuil de celui qui ne vit plus, Il faut incorporer l'autre en soi, il faut inconditionnellement accorder l'hospitalité à l'étranger, à l'hétérogène. Je te porte en moi car tu as disparu, toi et ton monde, tu n'existes désormais que par ma bouche parlante. Mais que fait le commentateur avec ce type d'interprétation? Il ne dépasse pas l'herméneutique traditionnelle, classique. Il reste à trouver cette autre chose portée par le poème, cette chose qui rompt avec ce type d'interprétation - tout en y collant. C'est cette restance "à même l'herméneutique" qui l'intéresse, le point où les lèvres, dit-il, ne se ferment jamais.

 

 

La bouche derridienne n'est pas celle du "discours oral". C'est un hiatus, une blessure qui appelle l'autre sans décider, sans savoir, qui bénit sans aucune assurance sur le produit ou l'enfant porté. Cette bouche n'est pas celle qui dit le poème, elle est l'acte même du poème en tant qu'il appelle inconditionnellement l'autre pour sa lecture.

 

 

 


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