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Derrida, médias, télé - technique                     Derrida, médias, télé - technique
Sources (*) : Derrida, fable, récit               Derrida, fable, récit
Jacques Derrida - "Séminaire 2001-02 "La bête et le souverain" Volume 1", Ed : Galilée, 2008, pp62-63

 

11 septembre -

Derrida, l'image

Comme la fable, l'information médiatique "fait savoir", elle produit un effet de savoir "à même" l'image ou l'oeuvre, elle accrédite un sens par une rhétorique

Derrida, l'image
   
   
   
Derrida, "à même" Derrida, "à même"
               
                       

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La fable de La Fontaine, "Le Loup et l'Agneau", commence par les deux vers : La raison du plus fort est toujours la meilleure : Nous l'allons montrer tout à l'heure. Qui est-il, ce "plus fort" dont on anticipe l'arrivée? Le loup qui, à ce moment du récit, est encore absent. Arrive-t-il silencieusement, à pas de loup, comme le dit Derrida? Ce n'est pas très clair. Il ne semble pas qu'il se cache : son nom est cité, sans transition, au cinquième vers. Quel loup? Un loup fabuleux, un loup qui parle, qui interpelle un agneau et discute avec lui, un loup qui tient un discours raisonnable. C'est lui, le loup, la bête, qui est du côté de la raison, du pouvoir, de la force souveraine, de la maîtrise. Pour lui, l'emporter sur une victime, avoir raison d'elle, est une évidence qui ne se discute pas.

L'homme a besoin de se raconter des histoires de loup. Dans les mythes, les fables, les fantasmes (l'Homme aux loups), on raconte l'histoire du politique, de l'origine de la société et du contrat social. Il faut une fiction, un simulacre ou des figures (le loup, le lion ou le Léviathan) pour représenter le politique. La fable n'est pas un discours de savoir (comme le serait, par exemple, un séminaire de l'université), et pourtant elle fait savoir quelque chose, elle produit un effet de savoir. Elle n'explique rien mais, "à même l'oeuvre" (sans qu'aucune lecture ou commentaire externe ne soit nécessaire), par sa mise en oeuvre ou en scène, elle dispense un enseignement, donne une leçon : "La raison du plus fort est toujours la meilleure". Produire du récit, c'est faire une vérité, accréditer une interprétation. Qu'il s'agisse d'une fable de La Fontaine ou de la transmission en temps réel de la destruction des Twin Towers le 11 septembre 2001, il s'agit de produire un sens dans l'immédiateté, l'instantanéité.

 

 

Mais toute fable (y compris la fable médiatique), comme celle de Ponge, peut être déconstruite, c'est-à-dire brisée.

- Laurent : Une oeuvre n'est pas toujours mise en oeuvre de la même façon. Il y a plusieurs modes :

1. "à même l'oeuvre", celle-ci ne produit qu'un effet d'accréditation, de sens (la rhétorique politique). C'est ce qui arrive avec une fable comme "Le loup et l'agneau" de La Fontaine - si elle est simplement racontée à des oreilles qui l'entendent en direct, entre la bouche et l'oreille. C'est ce qui se passe aussi lorsque les médias rendent compte d'un événement en "temps réel".

2. Par lecture, interprétation ou traduction. Pour la même oeuvre, ce qui s'instaure est alors une distance à l'égard de l'oeuvre, une différance.

3. Dans la logique derridienne (aporétique), les deux dimensions ne sont pas opposées, mais conjointement présentes.

 

 


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