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L'oeuvre, unique, est aussi réitération                     L'oeuvre, unique, est aussi réitération
Sources (*) : Et tu seras performative, mon oeuvre               Et tu seras performative, mon oeuvre
Pierre Delain - "Pour une œuvrance à venir", Ed : Guilgal, 2011-2016, Page créée le 7 novembre 2013 Oeuvre performative, oeuvrance

[Aporie n°1 de l'oeuvre performative : "Elle ne peut affirmer sa singularité, son unicité, qu'en réitérant des modèles et des conventions"]

Oeuvre performative, oeuvrance
   
   
   
                 
                       

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1. Analyse.

Parmi les contraintes que l’acte de langage - tel que décrit par John L. Austin dans Dire, c’est faire - doit respecter, ou parmi les conditions mises à sa réussite, Jacques Derrida en souligne particulièrement deux:

- il faut qu’il réitère une formule conventionnelle, une procédure, un énoncé codé, conforme à un modèle répétable, reproductible dans d’autres contextes «Il doit exister une procédure, reconnue par convention, dotée par convention d’un certain effet, et comprenant l’énoncé de certains mots par de certaines personnes dans de certaines circonstances» (Quand dire, c’est faire, John L. Austin, Ed Seuil, p58). Derrida qualifie de marque un tel énoncé. Pour qu'un acte de langage réussisse, pour que la formule produise un effet de performatif, il faudrait (selon Austin) que cette marque soit reprise à l’identique.

- il faut que l’acte de langage corresponde à un événement singulier, unique et datable. Selon Austin, un acte de langage ne peut réussir que si certaines conditions sont réunies, dont il essaie d’établir une liste (1) que le sujet parlant soit présent, (2) qu'il ait l'intention d'ouvrir cette séance (il est sérieux), (3) que les circonstances soient appropriées, (4) qu'il y ait une séance à ouvrir, (5) que le locuteur ait le pouvoir légitime de l'ouvrir, (6) qu'il le fasse de manière correcte, (7) conformément aux conventions admises, etc.

. A la pure reproduction de la marque (prévisible, calculable) s'ajoutent des événements non prévisibles, difficilement calculables car dépendant d’un «contexte» partiellement indéterminé, insaturable qui font de ce «succès» éventuel (ou de cet échec) un événement unique. La même marque répétée ultérieurement par la même personne (par exemple: «La séance est ouverte»), n’ouvrira pas la même séance mais une autre, elle-même unique, avec des conditions de succès qui ne seront pas nécessairement les mêmes. Cela conduit Derrida à distinguer entre la marque et la re-marque, qui est autre chose que la répétition de la marque.

On peut qualifier d’aporétique cette double condition de réussite de l’acte de langage: formule conventionnelle et événement unique. Pour produire un acte de langage réussi, il faut, à la fois, la répétition d’une marque à l’identique et un événement daté, localisé, irrépétable, et cela vaut pour tous les types d’actes, qu’ils soient «sérieux» ou «non-sérieux», qu’ils soient légitimes ou parasitaires. Toute la polémique derridienne autour du non-sérieux ou du parasitage peut être rapportée à cette aporie, qui fait qu’un acte de langage «sérieux» peut échouer, et un acte de langage «non-sérieux» peut réussir (produire un effet illocutionnaire ou perlocutionnaire). Si la phrase est prononcée hors contexte (même involontairement), si le tiers auquel le locuteur s’adresse l'entend ou la lit autrement, alors la phrase peut produire un effet inattendu, apparaître comme heureuse / malheureuse, inutile / productive, légitime / parasitaire. Selon Austin, ce caractère parasitaire vient en trop, il faut l'exclure pour construire une théorie cohérente de l'acte de langage. Mais, selon Derrida, une marque qui échoue reste, structurellement, un élément d'un énoncé performatif. Ce parasitage n'est pas accidentel, c'est la loi même du langage, une loi qui n’est pas logique mais aporétique, une loi dont on ne peut établir aucune autre science que celle de l’itérabilité qui inscrit, irréductiblement, l’altérité dans la répétition.

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Propositions

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