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de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Derrida, femme, différence sexuelle                     Derrida, femme, différence sexuelle
Sources (*) : Derrida, auto - affection               Derrida, auto - affection
Jacques Derrida - "Eperons, les styles de Nietzsche", Ed : Flammarion, 1978, pp38-39

 

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Il n'y a ni essence, ni vérité de la femme : elle écarte et s'écarte d'elle-même, elle engloutit toute identité, toute propriété, dans un écart abyssal

   
   
   
               
                       

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Jacques Derrida cite un passage de Nietzsche dans le Gai Savoir où celui-ci [selon Derrida] ne comprend rien à la femme. Crédule et dogmatique, ce Nietzsche philosophe croit, dans une sorte de rêve, à sa vérité. "[Un homme] aime à croire que là-bas, auprès des femmes, habiterait son meilleur moi : à ces places tranquilles le plus violent tumulte s'apaiserait en un silence de mort et la vie deviendrait le rêve même de la vie." Et plus loin : "Le charme le plus puissant des femmes, c'est de le faire sentir au loin, et pour parler le langage des philosophes, c'est une actio in distans : mais pour cela il faut tout d'abord et avant tout - DE LA DISTANCE!"

D'un côté, Nietzsche n'y comprend rien, mais il touche à l'essentiel [de ce qui s'appelle la femme]. D'un autre côté, Derrida lâche d'un coup quelques propositions bien tranchées, dont on pourrait croire qu'elles donnent l'essence et la vérité de la femme, si justement, par ces propositions, il n'affirmait pas que la femme est "sans essence" et "non-vérité".

Reprenons :

1. L'opération féminine, c'est l'écart. Ce qui s'opère en elle, [par l'hymen], est "le distancement de la distance", "la coupe de l'espacement", l'écartement, l'éloignement du lointain.

2. La séduction de la femme procède de cette distanciation. Elle opère à distance. Elle ne fait sentir son charme, sa séduction, que dans l'éloignement, dans un voilement, une énigme (la pudeur), sans se déterminer comme figure.

3. Comme figure de la castration qui garde la loi phallique, la femme est vérité. Mais en tant qu'elle est ouverture, écart, elle est non-vérité, ou l'un des noms de la non-vérité. C'est cette non-vérité qui est la vérité à laquelle la femme donne lieu.

4. Face à cela, le discours philosophique "sombre". C'est le vacarme, la rumeur, l'angoisse devant cet abyme. Nietzsche répond par son style ambigu, mélange de citations philosophiques et de poésie.

 

 

Nietzsche associe la femme à ce qui s'entend. Elle vient par le chant. A l'entendre (même silencieuse), il n'est plus qu'oreille. Elle apaise les cris, les hurlements, le tumulte violent où il tremble. Avec son pouvoir d'enchantement, elle le charme à distance. Il s'approche, il s'éloigne, il éprouve l'abîme de la distance, la distance elle-même, si une telle chose n'était pas impossible. Le mouvement de voile de la pudeur féminine s'éprouve comme la vie. "Oui, la vie est femme!" dit Nietzsche. Il y croit comme à la vérité. Mais elle, elle se dérobe dans son identité. Elle ne croit pas plus en la castration qu'en la vérité.

 

 

 


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