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La chair visible, voyante, visibilité                     La chair visible, voyante, visibilité
Sources (*) :              
Jean Genet - "Ce qui est resté d'un Rembrandt déchiré en petits carrés bien réguliers, et foutu aux chiottes", Ed : Chemjn de fer, 2013, pp22-23

 

Petit autoportrait (Rembrandt, 1656) -

Pour que l'oeil reconnaisse la peinture comme telle, il aura fallu que Rembrandt, en s'acceptant comme être de chair, de viande et de sang, détermine notre regard

   
   
   
                 
                       

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Entre le début de la seconde colonne du livre de Genet intitulé Ce qui est resté d'un Rembrandt déchiré en petits carrés bien réguliers, et foutu aux chiottes, "Notre regard peut être vif ou lent, cela dépend de la chose regardée autant, ou plus, que de nous", et la fin de la première colonne du même livre, "Les yeux qui appellent comme pour un sauvetage ou un anéantissement les fureurs amoureuses, et tout cela luttant contre le si fragile regard capable peut-être de détruire cette Toute-Puissance", il y a comme une continuité, un chiasme dit Derrida. Pourtant il ne s'agit pas exactement de la même chose.

- d'un côté la pesanteur, la lourdeur, la lenteur, la gravité de l'objet que nous (spectateurs) nous regardons. Voir une arabesque de Guardi produit une allégresse; mais voir un portrait de Rembrandt (surtout ceux de la fin de la vie) transforme tout autrement le regard. Devant ces poitrines chaudes, osseuses, qui respirent, ces corps lourds qui chient et sentent dans une odeur d'étable, ces femmes au large cul sur lequel elles peuvent s'asseoir, notre regard se fait bovin.

- de l'autre côté l'érotisme d'un corps d'homme qui peut écoeurer, produire du dégoût, mais recèle aussi cette Toute-Puissance qui appelle la "fureur amoureuse" [Et là on ne peut résister à citer mot à mot le texte de Genet : "un sexe érigé, congestionné et vibrant, dressé dans un fourré de poils noirs et bouclés, puis ce qui les continue : les cuisses épaisses, puis le torse, le corps entier, les mains, les pouces, puis le cou, les lèvres, les dents, le nez, les cheveux, enfin les yeux".

Les deux côtés se rejoignant, d'un bout à l'autre du texte, dans la fragilité du regard bovin.

 

 

Dès son premier portrait, Rembrandt expose une "masse charnelle qui ne cessera de s'accélérer d'un tableau à l'autre jusqu'au dernier, où il arrive, définitif, mais non vidé de substance" (Genet, p13). Il se montre dans sa singularité, mais cette singularité est banale; il fait voir une opacité, mais transparente; il se débarrasse de ce qui l'encombre, mais pour le modifier, le transformer, "lui faire servir l'oeuvre". Comment? En montrant sa viande, sa bidoche, ses larmes, sa sueur, sa merde et aussi sa tendresse.

 

 

 


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