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Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Derrida, analogie, "comme si"                     Derrida, analogie, "comme si"
Sources (*) : Les mots de Jacques Derrida               Les mots de Jacques Derrida
Pierre Delain - "Les mots de Jacques Derrida", Ed : Guilgal, 2004-2016, Page créée le 23 décembre 2013 Un performatif tout autre

[Derrida, analogie, comparaison, "comme si"]

Un performatif tout autre
   
   
   
                 
                       

1. Analogie.

L'analogie est double :

- d'un côté, elle est raison, logos, calcul, elle pointe des identités et des différences dans un système qu'elle prolonge. Sous cet angle, elle est un facteur d'ordre, d'organisation.

- d'un autre côté, par rapport aux classifications préexistantes, elle vient en plus. C'est un supplément, un élément hétérogène, hors-la-loi, une extériorité qui menace les hiérarchies établies. On l'associe à la figure, la comparaison, la métaphore, la mimesis, tout ce qui transforme ou métamorphose. Sous cet angle elle menace la légitimité des limites et oppositions reconnues. Elle est inarrêtable, sans finalité ni concept. C'est son côté sombre, imprévisible, porteur de désordre, d'incohérence logique ou théorique.

Une analogie introduit entre des termes une complicité étrange, une inquiétante familiarité. Ainsi par exemple, les trois figures de la bête, du criminel et du souverain sont-elles associées, déstabilisant les limites traditionnelles (nature/culture, nature/loi, homme/animal), introduisant entre ces termes un réseau de ressemblances, conjonctions, alliances, voire des accouplements bizarres, "onto-zoo-anthropo-théologico-politiques", des figures médiatrices comme les hybrides homme-animal.

Là où elle est la règle (dans la société logoarchique), l'analogie soumet le jugement (et plus particulièrement le jugement de goût) à une loi de supplémentarité où l'archétype qui sert de règle est le point de départ de l'imagination ou du génie.

 

2. Comme si.

Que se passe-t-il quand on dit "comme si"? On s'appuie sur un modèle, une formule-type qu'on considère comme crédible, digne de foi, pour s'abandonner à l'imagination, pour avancer une autre hypothèse a priori moins crédible, dire ou faire autre chose. C'est ce "faire autre chose" qui intéresse Derrida. Un trouble fait irruption, un ferment déconstructif qui peut déboucher sur un simulacre d'événement, mais aussi sur un événement véritable, un acte de langage performatif - voire au-delà du performatif (ni programmable, ni anticipable), une oeuvre - le genre d'oeuvre dont on soupçonne qu'il pourrait, aujourd'hui, remplacer le travail réel.

 

 

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Propositions

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L'analogie, c'est toujours une raison, un logos, un raisonnement, voire un calcul - il faut l'entendre comme le lieu d'une question plutot que d'une réponse

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Dans la société logoarchique, l'analogie est la règle qui soumet le jugement à une loi de supplémentarité

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En disant "comme si", nous faisons une chose troublante qui ressemble à un simulacre; nous supposons qu'un événement a lieu

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Là où il y a performatif, c'est "comme si" un événement arrivait - mais un événement digne de ce nom est "au-delà" du performatif

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La modalité du "comme si" semble appropriée à ce qu'on appelle des "oeuvres"

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"Comme si la fin du travail était à l'origine du monde" : tout se passe aujourd'hui comme si, virtuellement, l'engendrement des oeuvres devait remplacer le travail réel

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L'inquiétante étrangeté (unheimlich) est cette variété particulière de crainte qui se rattache à ce qui est familier (heimlich)

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Dans les trois figures de la bête, du criminel et du souverain - chacune hors-la-loi à sa façon, une onto-théologique inquiétante est à l'oeuvre; elle nous fascine, elle nous hante

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Dans le couple bête/souverain, la bête "est" le souverain, et aussi l'autre du souverain (ressemblance, conjonction, alliance, hymen, hétérogénéité, passage, partage)

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Les hybrides homme-animal (le Centaure ou le loup-garou) sont des figures médiatrices, qui font signe vers l'analogie ou l'allégorie

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