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Derrida, fable, récit                     Derrida, fable, récit
Sources (*) : Derrida, l'animal               Derrida, l'animal
Jacques Derrida - "L'animal que donc je suis", Ed : Galilée, 2006, pp58-59

 

Herisson -

Les figures animales du bestiaire autobiographique et philosophique de Jacques Derrida ne sont pas fabuleuses, elles sont liées à l'ouverture de la différence sexuelle

   
   
   
               
                       

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Jacques Derrida explique que, depuis toujours, il s'est intéressé à "la question du vivant et du vivant animal". Elle aurait toujours été, pour lui, "la grande question, la plus décisive". Il l'aurait "abordée à travers la lecture de tous les philosophes" auxquels il s'est intéressé [dont acte, bien que, pour les années 1960-70, il soit plus souvent question du vivant que de l'animal, celui-ci n'étant abordé explicitement comme question philosophique qu'à partir de la deuxième moitié des années 1980]. Mais c'est sous un angle particulier qu'il souhaite l'aborder aujourd'hui [en 1997] : une autobiographie qui ne serait pas philosophique, mais anamnésique. Quelles sont ses figures animales à lui, le bestiaire singulier qui apparaît quand ses textes s'énoncent à la première personne [ce "je" qui, selon lui, ne peut être proféré qu'à partir de la question de l'animalité]? Qu'est-ce qui revient dans sa "zoobibliographie" quand il fait appel à sa mémoire (de philosophie, d'homme et ausssi d'enfant)? En voici la liste chronologique :

- 1966, publié en 1967 : l'araignée, l'abeille et les serpents de "Freud et la scène de l'écriture" (dans L'écriture et la différence),

- 1968, dans La Pharmacie de Platon (republié en 1972 dans La Dissémination), la première mention de l'animal autobiographique, à propos de Socrate (et aussi de l'abeille du Phédon et du taon de l'Apologie),

- 1972-79 : le cheval de Nietzsche (dans Eperons et Otobiographies),

- 1972-74 : le cheval de Kant dans Parergon, et aussi le poisson d'Adami (dans La Vérité en peinture),

- 1974 : le cheval d'Espagne, la chimère, l'aigle dans Glas,

- 1976, les loups de l'Homme aux loups (dans Fors),

- 1979, publié en 1980 : les écureuils de l'iconographie de la Bodleian Library (dans La carte postale de Socrate à Freud et au-delà),

- 1985, publié en 2003 dans Psyché 2 : le singe de la main de Heidegger,

- 1988, publié en 1992 (dans Points de suspension, Entretiens), le hérisson de "Qu'est-ce que la poésie",

- 1988-89, publié en 1994, le lièvre et le cygne de Politiques de l'amitié,

- 1990 publié en 1994 ; Les fourmis (ou plutôt le fourmi) des Lectures de la différence sexuelle,

- 1991 : les oiseaux et les poules de Kippour dans Circonfession,

- en 1993, la taupe (celle du communisme) dans Spectres de Marx,

- 1995, publié en 1998 : le ver à soie (dans Un ver à soie - Points de vue piqués sur l'autre voile).

- auxquels il faudrait ajouter le chat du présent texte, L'animal que donc je suis.

Le hérisson, replié sur lui-même.

 

 

Derrida lui-même propose un début d'interprétation de son bestiaire. Ce sont, dit-il, des figures animales, pas des personnages de fable. Il ne s'agit ni d'apprivoisier, ni de domestiquer, ni de tenir un discours de l'homme pour l'homme, en l'homme. Il s'agit d'autre chose. Chaque fois que, chez Derrida, animalité et autobiographie sont associées, il est question d'un "frayage, à l'ouverture des différences sexuelles". Son bestiaire viendrait avant la différence sexuelle : ce moment où Adam, avant la création d'Eve [dans le second récit de la Genèse], nomme les animaux. Le bestiaire d'animaux singuliers (d'animots) renvoie chez Derrida à ce temps où, à la naissance de l'expérience sexuelle, émergent la pudeur et la vérité.

Il faut prendre au sérieux ce rapprochement. Ce temps du bestiaire est celui du pharmakon, de l'hymen, de la dissémination. Il est inséparable du virus, cette chose machinique ni animal ni non-animal, ni organique ni inorganique, ni vivante ni morte.

 

 

 


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